Néon #6


Hello sweeties!

Vous allez-bien? :-) Aujourd'hui place au dernier Néon ! Pour celles et veux qui connaissent pas encore, il s'agit d'un magazine pour les filles et les garçons qui traite de sujets originaux, avec une pointé d'humour ou bien de thèmes plus "banals" avec un ton et un angle différent que les autres.  Un magazine avec parfois de très longs articles, mais qui change et ça fait du bien :-) 

Néon commence avec un article sur les correcteurs de portables, qui parfois, il faut bien le dire, nous fait passer pour des idiots. En effet, même si c'est bien pratique, cette petite technologie prend parfois des libertés qui ne sont pas forcément très pertinentes, en transformant "dodo" en "sodomie" ou "Salomé" en "salope". Qui ne s'est déjà pas trouvé dans l'embarras à cause d'un message envoyé à la va-vite et non relu avant d'appuyer sur la touche fatidique?  Il y a même un site qui compile les plus grosses boulettes, Autocorrect fails, pour les anglophones :)
Dans la rubrique des savoirs inutiles, que j'aime à chaque fois beaucoup, on apprend qu'il n'y a qu'un seul panneau Stop dans tout Paris, que toutes les races de chiens peuvent se reproduire ensemble, appartenant à la même espèce et que Philips avait rejeté l'invention du créateur de l'I-Pod! De même, la guerre la plus courte de l'Histoire a duré 38 minutes et opposait le Royaume Uni à Zanzibar. Pas facile à caser dans une conversation mais toujours cool à savoir :)
Beaucoup moins drôle, Néon nous parle du bad trip parfois mortel au Laos: dans ce pays qui vit depuis grâce au tourisme, tout est bon pour appâter le chaland comme on dit et là bas, on propose un petit voyage au coeur de l'extrême au village de Vang Vieng, avec une rivière bordée de bars dans lesquels on expérimente toutes sortes d'alcool et de drogues, tout en descendant cette fameuse rivière sur des pneumatiques. Sauf que cette pratique, qui dure en moyenne 6 heures, avec des arrêts à chaque bar, est extrêmement dangereuse et se termine souvent en drames, surtout qu'il n'y a bien sûr pas de maître nageur et que la police ne fait rien, bien contente de l'argent apporté par ces idiots Occidentaux en quête de sensations fortes. En plus des nombreux décès, ce village qui était paisible avant tout cela, ne peut plus accueillir d'enfants dans son école, à cause des mauvais exemples que cela pourrait donner aux enfants mais aussi du bruit environnant les empêchant d'étudier. Encore une fois un exemple qui montre que le tourisme et l'appât du gain peuvent détruire une culture (les filles délaissent l'habit traditionnel pour porter de tout petits bikinis, entre autres) et des vies, par la même occasion. 


Plus loin, l'histoire d'Hasan Elahi se révèle être une réflexion autour de la vie privée rendue publique sur le Net: en effet, cet homme né au Bangladesh qui a grandi à New York a été, peut après les attentats du 11 septembre, soupçonné de terrorisme à l'égard des Etats Unis et a dû justifier de ses faits et gestes, preuves à l'appui, on lui a également demandé d'informer le FBI q'il quittait le pays. Même s'il s'avère qu'il est parfaitement innocent, Hasan a décidé de mettre toute sa vie en ligne, afin d'anticiper toutes les questions que l'on pourrait lui poser sur son site, depuis 10 ans maintenant. Au delà de cela, il nous explique que si sa vie est entièrement en ligne, sa façon de le faire fait que l'internaute de base n'a accès qu'à des petits fragments de celle-ci: en effet, ses photos ne sont pas datées et il en poste tellement que les infos sont diluées et pas forcément toutes retrouvables facilement. Il rappelle aussi que les photos ne sont peuvent traduire une ambiance, des conversations, un état d'esprit et que non, tout cela ne le rend pas parano car si la oindre chose lui arrivait, tout le monde en serait alerté. En plus de cette réflexion autour de l'espace privé et public on line, Hassan pose aussi la question de la vie fantasmée que les gens postent sur les réseaux sociaux, se construisent une identité qui n'est pas forcément la leur. Un article passionnant, qui aurait eu sa place dans le cours universitaire sur les réseaux sociaux que j'ai eu cette année, à la limite de la philosophie.
Plus insolite, la rédaction nous parle de la justice de Papouasie face à ses condamnés à mort: en effet, dans ce pays, la peine de mort est rétablie depuis 1991 mais depuis cette date aucun condamné n'a vu sa sentence se concrétiser car le gouvernement ne sait pas comment faire et hésite sur la méthode à appliquer: injection létale comme dans la majeure partie des Etats Unis, plus "humaine" mais aussi coûteuse, empoisonnement au gaz, chaise électrique? Une question qui, personnellement, comme je suis anti peine de mort, me laisse pantoise. 
S'inspirant de Grazia qui nous parlait de la détresse des hommes qui ont un enfant sans le vouloir à cause de leur chérie ou d'une passade qui leur à fait un enfant dans le dos, Néon s'est intéressé à comment les hommes vivent l'avortement: certains expliquent que c'était la seule solution pour eux car ils étaient jeunes quand leur copine est tombée enceinte et qu'ils ne pouvaient pas l'assumer alors mais que, tout de même ça a été une épreuve qui les a un peu traumatisés parfois des années après d'autant plus qu'ils étaient impuissants face à la détresse et la douleur de leur chérie, ne portant pas eux mêmes le bébé. Souvent, ils se demandent s'ils n'ont pas fait une erreur et c'est un deuil qu'ils doivent faire, même s'ils n'en ont pas toujours conscience sur le moment. Parfois, cela change aussi leur rapport aux femmes, toujours maîtresses de leur grossesse, pouvant l'arrêter ou la poursuivre à tout moment, un peu comme dans Grazia. Ils gardent parfois un souvenir étrange de la salle d'hôpital où l'intervention a eu lieu et se disent que tout aurait pu être évité s'ils s'étaient protégés. En tout cas, on voit bien que ce geste, l'IVG, qui peut sembler violente, ne laisse personne insensible, même si c'est parfois le seul recours, en de danger pour le bébé et la maman, de maladie chromosomique ou tout simplement de manque de ressources et/ou d'un foyer aimant.


Néon nous explique ensuite que les insultes sont de bonnes choses! Et oui, dire des gros mots, insulter son prochain est une preuve, non pas de barbarie mais d'évolution, car, contrairement aux hommes préhistoriques, on utilise les mots au lieu de nos poings pour exprimer notre désaccord ; de plus, ils sont souvent drôles, prononcés par des personnes qui ne le font pas normalement ( les bourgeois ou les enfants) et peuvent même être affectueux. C'est aussi un moyen de s'approprier un terme insultant, comme les féministes et leurs "slut walk" (marche des salopes), par exemple.Il est également prouvé scientifiquement que proférer des choses vulgaires permet de réduire la douleur en cas de blessures!
La rédaction nous parle ensuite du calvaire de Ashlyn, qui ne connait pas la douleur: à première vue, on peut se dire, trop chouette cette fille a de la chance, elle n'a jamais mal! Sauf que si elle ne ressent pas la douleur, les agressions que connait son corps sont bien présentes : elle peut par exemple se brûler et ne pas se rendre compte que sa peau est endommagée ou se casser un os sans le remarquer ! Ses parents vivent donc dans la crainte qu'elle ne se fasse du mal sans qu'ils soient alertés et l'adolescente est surveillée en permanence, chez elle, à l'école et n'a pas le droit de faire du vélo ou du roller. Elle n'a pas pleuré à sa naissance alors que c'est un réflexe normal pour un nouveau né et surtout qu'elle avait une abrasion massive de la cornée qui lui a été diagnostiquée en urgence. Son appareil dentaire est étudié pour ne pas lui déchirer la langue ou les gencives, par exemple ; en fait elle ne ressent que les pressions, les textures et est sensible aux chatouilles. Les spécialistes de demandent du coup si elle est sensible émotionnelle ment : il s'avéré qu'Ashlyn a pleuré quand son chien est mort mais on pense qu'elle est moins facilement émotion able. La jeune fille et sa famille ont monté un camp pour les Enfants Sans Douleur qui leur permet de se retrouver, d'échanger et de comprendre ce qui leur arrive; ils sont également ensemble et ne sentent pas différents dans ces moments là. Une chouette initiative, surtout pour un mal que l'on connait peu :-) 
Plus loin, comme indiqué sur la couverture, Néon nous livre un dossier qui nous en dit plus sur l'attirance entre deux personnes: on nous décrypte les "Fondamentaux de la drague" qui passent par le regard, le sourire, la présentation, l'humour et le toucher, les petits signes qui montrent qu'il ou elle est intéressé (e) (comme le haut du corps qui bascule vers l'avant quand on parle). J'ai également été stupéfaite d'apprendre qu'il exquise des coaches du sexe qui sont payés à venir vous regarder faire pare webcam ou en direct et vous expliquer comment vous améliorer! Tout s'achète décidément...Entre autres bons conseils et petites infos sur l'installation à deux et les couples qui durent :-) 



On en parle beaucoup, la crise pousse toujours à trouver des solutions pour économiser, consommer, s'habiller, manger et..,se loger. Néon pour le d'un concept étonnant qui consiste à habiter au bureau ! Et oui, il existe des locaux vacants, à la base professionnels qui sont très grands et peuvent être loués pour une bouchée de pain, 200 euros pour 200 mètres carrés, par exemple. Bien sur, il y a des avantages comme le casse tête des prises électriques qui sont très loin les unes des autres et donc des fils qui courrent et sont visibles ;  les sanitaires et la cuisine sont communs et il fait une autorisation écrite pour inviter plus de trois personnes ; de plus, les contrats de location ne durent que quatre mois renouvelables vert les locaux peuvent être réinvestis par le propriétaire à tout moment. Si cette idée est répandue aux Pays Bas, cela est encore à l'état expérimental en France et le gouvernement peut arrêter ce mécanisme de location en 2014 si le test ne s'avère pas concluant.
"30 ans et toujours pas le permis", un article, qui, comme je vous le disais dans l'un de mes derniers articles, Biba m'interpelle et me concerne. Certes, je n'ai que 24 ans mais j'ai connu cette galère car j'ai passé 2 fois mon permis sans succès, avec au moins 200 heures de pratique qui ont été un gouffre financier mais aussi les moniteurs hystériques qui m'ont beaucoup stressée. J'ai fini par arrêter, faite de temps, d'argent et, disons le, de motivation, et en plus, les auto écoles ne veulent pas de moi sous prétexte que j'ai déjà eu ma chance. Mais j'ai l'impression d'être une handicapée sociale, tout le monde ayant obtenu l'autorisation de rouler dans mon entourage. Et ce parcours du combattant est vécu par beaucoup, le permis étant plus cher et plus compliqué qu'auparavant! Alors que cela peut être indispensable, si l'on habite à la campagne ou pour le travail! Et comme le dit Néon, cela fait partie des rites de passage à l'âge adulte dans notre société, comme dans mon petit village ou les jeunes l'avaient à 18 ans.



La rédaction met également en lumière ceux qui traduisent pour nous les séries télé. Mes sauveurs, ceux sans qui je ne comprendrais rien de mes séries préférées :-) On nous explique comment ils font, pourquoi il y a parfois des différences de traduction (parfois autant qu'il y a de fansubbers différents, un fansubber étant l'un de ses traducteurs, souvent fan de la série qu'il sous titre), leurs difficultés (parfois, les accents anglais et américains sont très durs à comprendre ou bien il y a des jeux de mots spécifiques à la langue de Shakespeare et il faut alors trouver son équivalent français) et on comprend qu'ils sont vraiment trop sympas de partager avec nous leur dur travail :) Et attention à ne pas confondre fan subbers, qui passent plusieurs jours par épisode, en charchant à bien tout traduire correctement, qui sont passionnés, et les fastsubbers, qui eux, peuvent simplement se servir de Google Trad pour obtenir un résultat bien moins "fini" en quelques heures.

Et enfin, la star de ce numéro est Mouloud Achour! Il réagit aux articles du numéro et nous incite à partir vivre une expérience à l'étranger pour mieux revenir en France ensuite (il y a tout un dossier sur le sujet dans le mag). Il s'est aussi fait avoir par le correcteur automatique de son téléphone qui traduit l'appellation gentillette qu'il donne à ses potes "golmon" par Fillon et a été traumatisé par la cagoule que sa maman le forçait à porter quand il était petit ^^ Il explique également qu'il n'a pas le permis, que sa vie sur Twitter n'est pas vraiment réelle et que c'est son avatar qui s'exprime (hormis concernant des découvertes musicales) et il pousse aussi une petite gueulante contre les touristes qui dégradent les pays où ils vont, autant la culture que le paysage. Je l'aime bien moi ce petit Mouloud :-) 



Jolies photos!

  
Et voilà! Ce billet vous a plu? Que pensez-vous de Néon? 
Sinon, je suis désolée pour les photos non centrées, Blogger n'a pas voulu être coopératif :(

Bisous et à demain!







CONVERSATION

7 commentaires:

  1. je savais pas qu'ils faisaient ça au Laos, c'est fou ce que les gens peuvent être inconscients ! bon weekend !!!

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    1. Moi non plus :s Oui les gens sont fous des fois! bisous :)

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  2. Remet les choses en place ce magazine !
    Bisous

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  3. La question de l'IVG moi c'est un truc qui me tourmente. Je me dis que ça peut m'arriver, on est jamais à l'abris... Et franchement je me demande si je serais capable d'avorter ou non... Peu importe mon choix, je sais qu'il sera respecté mais c'est le genre de chose qui me tourmente beaucoup, je ne sais pas pourquoi... Voilà, maintenant je vais me reposer des question sur le sujet x)

    Et l'histoire de vivre au bureau, je trouve que le concept et sympa mais à amélioré. Au moins t'as pas d'excuse, tu ne peux pas être en retard au bureau, et puis t'as ton chez toi sur place pour le midi et tout.. ahahah

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  4. J'ai entendu parler de ce magazine sur le blog d'Anne (&Dubndidu), il a l'air intéressant. Mais je ne l'ai pas trouvé à la presse près de chez moi lol. Je ne sais pas si on peut les commander..

    Bisou
    Stéphanie

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  5. Hey Stephanie. Normalement tu le trouve dans tous les relay sinon tu peux aussi t'abonner sur Internet.

    Biz.

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