Miss Vogue

Bonjour bonjour!

Vogue est incontestablement un beau magazine, mais, une fois encore, sa lecture m'a donné l'impression de ne lire que des noms de marque de produits de beauté et de maisons de mode. C'est vraiment dommage car certains articles sont de belles rencontres et de jolies pépites. Je ne vais pas m'étaler là dessus, étant donné que j'en ai déjà parlé plusieurs fois, mais sachez-le, ce billet est certainement l'avant dernier de ma rubrique Vogue car je ne compte pas me réabonner en janvier. 

Sur ces paroles un peu dures peut-être, je vais tout de même mettre en lumière les articles que j'ai appréciés dans ce numéro :) 

Démarrons avec la beauté :) 
On découvre tout d'abord la maquilleuse Diane Kendal! Elle nous explique que, aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours voulu faire ce métier, découvert grâce au travail à la télévision de son papa :) Elle aime beaucoup l'eau de rose, qui tonifie et sent très bon (je ne peux qu'approuver) ; en maquillage, elle pense également qu'il faut toujours partir de la morphologie de son propre visage, sans vouloir la modifier. Et sinon, elle vient de réaliser l'un de ses rêves en travaillant sur une palette pour la marque Marc Jacobs :) 
On trouve également tout un dossier Beauté du monde! Les grandes maisons nous confient leurs inspirations venues des 4 coins du globe et comment elles pensent les mettre à profit pour créer des soins innovants. Par exemple, Dior s'inspire des massages asiatiques pour son Grand Masque Prestige et pense que Los Angeles est "un spot plein de promesses" grâce à l'éclosion de plein de nouvelles petites marques bio. De même, la directrice générale de L'Oréal voit l'Afrique comme une zone d'avenir grâce aux attentes très fortes des consommatrices à cause du climat et de la nature de leurs cheveux, mais aussi l'Inde, notamment pour les couleurs. De manière globale, les Etats Unis et surtout l'Asie, pour ses gestuelles et ses techniques (ne leur devons-nous pas la BB Crème?) sont de grandes sources d'idées pour les marques de cosmétiques.



Vogue nous a également concocté une liste de "soins secouristes", assez innovants et étonnants. On a par exemple la crème visage qui réduit les effets du stress, la Skin Rescuer Stress Minimizing Daiy Hydrator de Khiel's, mais apprend également la peau, sur le long terme, à se préparer aux effets d'"un coup de chaud". On retrouve également le Baume Repulpant Pointes Sèches de Kérastase qui va "charger" les cheveux positivement et donc contrer les charges négatives qui abîment le cheveu mais aussi l'Huile Abricot de Dior transformée en sérum pour les mains qui fortifie l'ongle et hydrate la cuticule. 
Pour terminer avec cette rubrique, la rédaction met en lumière 13 détails beauté, qui seront autant de marqueurs de la beauté de demain. On y retrouve la bouche pigmentée à l'effet mouillé ou bien "tatoo" au contraire, avec un rouge ultra mat, le teint hyper naturel, mat encore mais lumineux, l'oeil "lamé" ultra métallique jusqu'au sourcil ou encore"tribal" et des sourcils toujours faussement négligés. Entre autres! 



Poursuivons avec les stars :)
La rédaction fait un petit focus sur la jeune artiste Lorde, tout droit venue de Nouvelle Zélande. A tout juste 16 ans, elle a enflammé la Toile avec sa voix soul et des titres comme Tennis Court ou le gospel Royals, vu 11 millions de fois sur Youtube. Beaucoup comparent son succès fulgurant à celui de Lana Del Rey. Vous confirmez? :) 
Comme dans le dernier Grazia, Vogue nous parle de la biographie de Grace Kelly, écrite par Elizabeth Gouslan. L'auteur explique ici que l'idée est venue en travaillant sur Ava Gardner, qui était la meilleure amie de la Princesse, rencontrée sur le tournage de Mogambo. On revient encore sur l'indifférence que lui portait son père, mais aussi son caractère parfois glacial et austère (qui serait surtout de la timidité en fait). Elle rendait les hommes fous, comme Hitckcock, qu'elle voyait comme un père et dont elle était la muse et qui ne s'est jamais vraiment remis de sa retraite à 28 ans pour devenir princesse ; toutefois, aucune de ses histoires d'amour ne semble avoir marché avant son mariage : comme quoi, la beauté ne fait pas tout! On nous apprend qu'elle était un brin dépressive, qu'elle aurait épousé Rénier pour rendre sa famille (et surtout son père) fière d'elle et que pour elle, le rôle de princesse était comme un rôle de cinéma, puisqu'elle était toujours en représentation. Enfin, différence avec Grazia, on nous révèle la relation de rivalité entre Grace et Jackie Kennedy : elles vont toutes les deux avoir un sac griffé à leur nom (chez Hermès pour l'une et Gucci pour l'autre) et JFK n'hésitait pas à dire à sa femme qu'il aurait dû épouser la jolie Grace à sa place. Aie!



Terminons avec la mode!
Vogue souligne en premier lieu la démarche plus humaine de l'agence The Lions envers ses modèles. Elle a été fondée en 2010 à Soho par la top Madisyn Ritland, qui a pour ambition de mieux accompagner et soutenir les jeunes filles qui lui font confiance. Ainsi, lorsque l'une d'entre elles voit ses mensurations changer, elle choisit si elle a envie de mincir un peu ou bien si elle a envie de garder son poids et se tourner vers les photos de catalogues par exemple : sa fiche est alors modifiée et ce sont les clients qui doivent s'adapter à l'offre et non l'inverse ; d'autant que les mesures sont prises dans un centre médical qui vérifie l'état de santé de chacune d'elles au passage. Et si régime il y a, il sera soft et encadré par des diététiciennes. En plus de cela, l'agence se préoccupe de l'état mental des filles et veut les rendre plus fortes émotionnellement : elles suivent donc des cours de yoga, ont accès à une médiathèque mode mais ont surtout des cours de gestion de leur argent. Plutôt cool, non, cette volonté de faire des mannequins de "vraies business women", fortes et sûres d'elles, non?
Et sinon, on peut retrouver Miss Dior à la Galerie Courbe du Grand Palais! 15 artistes contemporains ont réinterprété cette icône légendaire de la maison française et le commissaire de l'exposition répond aux questions de la rédaction. L'idée est d'abord de rappeler le lien entre l'art et Dior, Christian Dior étant lui même passionné d'art et galeriste. On nous apprend que le parfum était utilisé, en 1947, pour parfumer le tout premier défilé de griffe mais également les boutiques ; sa plus belle égérie pourrait être Catherine Dior, soeur de Christian, dont le chic et le raffinement ont inspiré cette fragrance :) Cette exposition  est une manière de voir ce qu'elle évoque aux artistes : une madeleine de Proust, le noeud, le pied de poule...Et vous, qu'est ce que c'est, Miss Dior, pour vous? Personnellement, je pense que Nathalie Portman l'incarne très bien :) 



On reste dans l'art, avec des photos artistiques, prises par des grands photographes de mode et qui aujourd'hui sont des trésors. Newton, Penn, Avedon, Bourdin ont poussé les limites de cet art parfois déconsidéré, quitte à parfois atteindre la limite de l'indécence. En effet, le photographe de mode a souvent été vu comme "un exécutant docile" se pliant aux volontés des magazines et leur vision artistique était dénigrée. Toutefois, chacun d'entre eux a sa patte et son interprétation de la mode, ce que les professionnels semblent avoir intégré aujourd'hui. Chacun a également remis en cause, à sa manière, les codes de la beauté, du chic et du bon goût et a cherché à aller plus loin, considérant parfois la beauté convenue comme fade et dégradée. L'article est illustré par leurs clichés avec Kate Moss ou Stella Tennant, entre autres, mais ma préférée est celle où l'on voit une femme évoluer au travers du temps pour devenue une très jolie femme d'Inez et Vinoudh :) 
Et on terminera ce billet avec Eileen Ford! La fondatrice de la célèbre agence Ford, qui a mis sur orbite des tops comme Kim Basinger, Brooke Shields ou Christy Turlington, du haut de ses 90 ans, répond aux questions de la rédaction. Au départ, dans les années 50, l'agence était toute petite et les affaires se faisaient dans la maison des parents d'Eileen: c'était d'ailleurs très souvent du "dépannage pour copines mannequins!" : elle est ensuite devenue un véritable empire, vendu à une banque d'investissement en 2007. Le mari d'Eileen, son amour et partenaire en affaires est quant à lui décédé l'année suivante. Eileen nous explique qu'elle aime se positionner en tant que juge et elle dore d'ailleurs l'émission Jude Judy! ^^ Elle aime donner des ordres, être directive et nous dit être très fière de ses enfants, avec lesquels elle est très proche même si ils sont éloignés géographiquement. Elle confie aussi que son agence avait pour but d'être honnête avec les mannequins et de pas les arnaquer financièrement ce qui pourtant arrivait souvent dans les années 50 ; de même, elle a toujours fait attention à elles, à ne pas les recruter et les virer quand bon lui semblait. Elle était d'ailleurs très proche de ses "filles", certaines habitaient avec elle ; mais attention, elle était stricte! Pas de cigarette, pas trop de sorties et elles pelaient les oignons avec elle "pour leur inculquer les basiques". Eileen s'est aujourd'hui retirée des affaires, et s'investit dans sa fondation contre l'esclavagisme Freedom for All, tout en se reposant dans sa maison de campagne dans le New Jersey et rencontrant des amis dans son appartement de New York :) 



Jolies photos!




Je vous fais des bisous les filles et profitez bien de ce premier dimanche de novembre :) 








CONVERSATION

2 commentaires:

  1. C'est quand même triste qu'avec de tels moyens, ces séries photos soient si boring... On ne fait pas la différence avec les pub, c'est dramatique!

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