Kristen & Vanity Fair

Bonjour bonjour!


Votre dimanche se passe bien? On se retrouve ici avec le billet Vanity Fair du mois! Et oui, un peu plus tôt que d'habitude, car les vacances m'ont laissé le temps de le lire quasiment entièrement :) Mais je précise tout de même que je l'ai emporté avec moi à la mer et que j'ai terminé sa lecture la semaine suivante, chez moi à Lyon. Une deuxième semaine de congés que j'ai d'ailleurs appréciée car j'ai pu profiter de mon petit cocon tout en faisant les choses que je repousse depuis des lustres: prendre RDV chez la gygy, ranger et trier mes produits de beauté ainsi que mon dressing et renouveler ma carte d'identité! Pas forcément hyper reposant, mais j'ai au moins eu le temps de m'en occuper et ce sont de bonnes choses de faites, comme on dit :) 

Et donc, lire Vanity Fair? Check :) 


On commence avec les stars!
Premièrement, le critique Jordy Rosen dissèque et analyse le phénomène Beyoncé. Et on peut dire qu'il est très élogieux à son égard! Il rappelle qu'elle a lancé son 5ème album uniquement sur Internet et dans le plus grand secret, réussissant à tenir sous silence la horde de personnes travaillant avec elle sur ce projet de 14 chansons et 17 clips ; et ridiculisant au passage les journalistes affirmant qu'elle était finie étant donné qu'elle ne sortait plus rien (alors qu'elle était en pleins préparatifs de lancement) mais aussi la concurrence, en les personnes de Rihanna et Lady Gaga. Jordy dit même qu'elle est plus qu'une star, de par son côté business women (depuis toute jeune) mais aussi son féminisme: certes ses chorégraphies lascives et ses tenues provocantes font dire à ses ennemis qu'elle véhicule une image négative de la femme mais ses soutiens rappellent qu'une femme mariée peut tout à fait séduire son homme, et sur scène! D'autant qu'elle revendique son amour à un seul homme, comme le veulent les bonnes vieilles "valeurs". Même les universités en ont fait un sujet d'étude! Mais bien sûr, Beyoncé, c'est aussi une voix, qui peut aussi bien atteindre des sommets de puissance ou s'essayer au rap sans rougir, ainsi qu'une signature musicale particulière. Visuellement, elle mise également beaucoup sur les vidéos donc, et la danse, qu'elle maîtrise, là encore, très bien. L'auteur conclut en disant que Beyoncé est un paradoxe à elle seule de par son féminisme et sa sexy attitude, ou encore "sa chaleur de chanteuse soul" et son côté bling et diva. En tout cas, une chose est certaine: elle n'est pas là par hasard et elle doit son "statut" à un travail acharné, qu'on l'aime ou non.
Comme un peu partout en ce moment, une page est consacrée à Gaspard Ulliel. Pour jouer le rôle de Saint Laurent, il explique que, comme toujours, "la voix est le point d'entrée de [s]son personnage" : une voix très particulière, au rythme et au phrasé qui n'appartenaient qu'à YSL, ainsi que cette fragilité que l'on pouvait y déceler. Mais l'acteur précise que finalement Bonello et lui ont décidé de ne pas imiter le personnage, pour trouver leur propre voix voie et "laisser l'émotion circuler" ; et sans vraiment y réfléchir, Gaspard a trouvé le timbre juste seulement le premier jour du tournage. De même, il a finalement abandonné de trop se documenter sur le couturier afin de de ne pas se laisser envahir ; et, dans ce sens, Pierre Bergé l'a un peu aidé malgré lui: ne soutenant pas le projet de Bertrand Bonnello, le compagnon d'YSL a interdit à tous ses amis de lui parler et ne lui a pas laissé voir certaines archives...Gaspard Uliel nous confie aussi qu'il a perdu 12 kilos: pas seulement pour ressembler à Yves Saint Laurent, mais aussi pour "bouger d'une autre manière que la [s]ienne" ; de même, il pense que les acteurs choisis pour l'accompagner, Jerémie Rénier et Louis Garrel (respectivement Pierre Bergé et Jacques de Bascher) sont parfaits dans leurs rôles. Une page fascinante, qui nous apprend ce qu'est le jeu d'acteur, j'ai aimé la lire! Mais là, j'avoue que je sature de lire des choses sur ce biopic, entre les interviews de Gaspard ou d'Aymeline Valade :s 



Place ensuite à la star de ce numéro Kristen Stewart! Et pour l'occasion, Vanity Fair enfreint ses propres règles en présentant l'article sous forme d'interview, ce que le magazine ne fait jamais d'habitude. De manière générale, j'ai le sentiment que les moindres mots de l'actrice ont été repris tels quels, sans censure, gros mots et jurons compris. C'est appréciable! On commence par nous rappeler que Kristen Stewart n'est jamais totalement rentrée dans le moule d'Hollywood et qu'elle a décidé de se retirer quelques temps après sa liaison avec le réalisateur (marié!) de Blanche-Neige et le Chasseur, alors qu'elle était encore en couple avec Robert Pattinson ; et même si elle n'a pas travaillé durant deux ans afin de se retrouver et faire le point,  on la retrouvera tout de même dans pas moins de 5 films, dont Sils Maria. Elle dit d'ailleurs qu'elle voulait absolument avoir ce rôle, celui de l'assistante Valentine, qu'elle a pris "beaucoup de plaisir à jouer". Elle explique que son personnage et l'actrice jouée par Juliette Binoche sont très semblables mais que c'est justement ça qui les divise ; mais aussi que leur relation est très bizarre car elles ne sont pas amies, ni amoureuses, ni rien alors qu'elles sont de vraies partenaires. Elle déclare également qu'elle aime l'idée que l'on ne sache rien de la vie de Valentine, si ce n'est sa relation avec sa patronne, qui définit bien, pour elle, le rôle de l'assistante qui reste dans l'ombre. Kristen confie également son grand stress de jouer avec l'immense Juliette Binoche, qu'elle décrit comme quelqu'un de très spirituel, un brin "perché" parfois :). Elle remercie d'ailleurs le réalisateur de lui avoir permis de jouer avec elle car, pour elle, ce sont les grands acteurs qui lui permettent d'améliorer son jeu: elle a déjà joué devant des acteurs qu'elle juge mauvais et elle était si mal à l'aise que son jeu à elle était également moins bon. Et elle devait vraiment se forcer pour continuer! Elle nous livre également une petite anecdote: lors d'une scène dans laquelle Juliette et elle devaient se baigner dans un lac, l'actrice française s'est jetée nue à l'eau alors que la jeune américaine, elle, a gardé sa culotte (elle en avait même deux en fait).  Cela illustre parfaitement nos différences de mentalités entre Europe et Amérique mais aussi que lorsqu'un réalisateur vous laisse carte blanche pour tourner une scène (c'était le cas ici) il y a de jolies surprises: le fait que Kristen n'ose pas se dévêtir complètement correspond également bien à la pensée de son personnage. Kristen exprime également à nouveau son rejet des média, qui, même si selon elle, ils font partie du jeu, vont souvent trop loin et ne connaissent jamais la vérité: pour elle, c'est du "soap-opéra"! Miss Stewart nous glisse aussi qu'elle a eu envie de devenir actrice en voyant ses parents, qui travaillaient sur des tournages (en tant que scripte et régisseur), revenir heureux après leurs longues journées de travail :) Et elle a donc trouvé sa voie alors que tout le monde se moquait d'elle à cause de son look de garçon manqué, ce qui faisait qu'on la confondait souvent avec son frère! Et en parlant de look, Kristen explique qu'elle a tout compris à la mode en rencontrant Nicolas Ghesquière époque Balenciaga, et qu'elle y a pris goût et saisi sa dimension artistique seulement à ce moment là. Elle est aujourd'hui égérie Chanel et elle en est ravie car elle voit la maison française comme une grande famille et Karl Lagerfeld comme un personnage très érudit, un peu old school dans sa manière d'être et qu'il l'a "rendue 100 fois plus cool en une seconde" :) Encore une fois un beau portrait, une manière de mieux saisir l'énigme Kristen Stewart, au delà de l'image froide voire glaciale qu'elle peut dégager, comme si on lui laissait enfin la place de s'expliquer :) 
Philippe Starck et Steve Jobs sont dans un bateau...appelé Vénus. Vanity Fair met en lumière les conditions de création de ce yacht unique et pharamineux imaginé par ces deux génies, l'histoire étant racontée par le designer, Philippe Starck, donc. Qui a envie de rétablir la vérité: Steve Jobs racontait en effet partout qu'il avait tout conçu dans Vénus et que Starck l'avait seulement aidé pour la déco intérieure: sauf qu'apparemment, c'est faux! Mais Starck démarre son récit avec une anecdote amusante: lorsque  Steve Jobs a appelé la première fois, il est tombé sur la standardiste de Starck: cette dernière ne connaissant pas son nom, elle a alors filtré l'appel!  Toutefois, Jobs, déjà atteint de son cancer (on est en 2007), a finalement pu joindre le designer et lui demander de lui créer un bateau. Starck et sa femme se sont alors rendus en Californie, dans la maison de Jobs: une maison à l'image du génie, très épurée, avec peu de meubles mais choisis avec la plus haute exigence, le tout dans un calme et un ordre parfait car Steve Jobs ne supportait pas le désordre. Il n'y a également pas de nourriture ou de boissons à disposition, Jobs étant végétalien mais aussi déjà bien malade :s Starck dit alors qu'il aurait entièrement dessiné le bateau en seulement 1h30 et que Steve Jobs lui aurait alors dit le lendemain "It's more than I could ever imagine" : ce qui ne l'a pas empêché de tout vréifier et remettre en question de A à Z, durant les 4 années suivantes, afin d'atteindre sa perfection. Steve Jobs était en effet très très pointilleux et cela aurait un peu froissé l'ego de Starck car "après tout, on est des professionnels" : il avait également apparemment le chic de s'approprier une idée que Starck lui avait exposée des mois auparavant :s Et au final, rien n'aurait été changé sur les plans d'origine imaginés par le designer! La réalisation de Vénus a été faite par "l'ingénieur en chef des Apple Stores" et le yacht a finalement été mis à l'eau le 28 octobre 2012: toutefois, aucune image n'a filtré et hormis son look extérieur (une longueur de 82 mètres, du tech et de l'aluminium) et quelques détails, on ne sait pas à quoi ressemble son intérieur et la technologie utilisée à bord, (qui, pourtant semble être au paroxysme de la technologie marine avec pas moins de 7 iMac de 27 pouces pour le piloter)  avec une épure des pièces, encore une fois propre à Steve Jobs. Une chose est sûre: plus qu'un différend au sujet de la paternité de la conception de Vénus, c'est une véritable guerre des égos qui a eu lieu et qui continue, même après la mort de l'un des combattants...
On termine avec Laurent Ruquier, qui répond à un petit quiz sur lui même :) Il dit ressembler à "Laurent Delahousse, en moche", être heureux au micro des Grosses Têtes et adorer le gros mot "connard" :) Il adore le football (oui, ça m'a étonnée!), raffole des pâtes mais déteste les amandes sur les desserts (moi aussi!) ; en revanche, il pense être vif d'esprit, assez empathique et son pire cauchemar est de travailler pour une radio anglaise ^^ Sympa cette petite page qui se lit très rapidement en fin de magazine :) 

Je suis désolée, mon scanner a fait que Kristen Stewart à un oeil vitreux de Marcheur Blanc (cf Game of Thrones) :s


Côté actu, maintenant?
Premièrement, le magazine nous parle de l'actualité toute chaude de la rentrée, avec les dessous de la rentrée littéraire. Et nous explique comment ce marathon commercial se met en place, des mois à l'avance: comment les éditeurs font-ils pour vendre un livre, cet objet de connaissance qui n'a rien à voir avec un produit de grande consommation, comme un yaourt ou des pâtes? Les directeurs marketing ont d'ailleurs mis un moment avant de s'imposer dans les maisons d'édition: mais leur présence est néanmoins indispensable, surtout à l'époque d'aujourd'hui où l'on a beau faire les meilleures choses du monde, si on n'en fait pas la promotion, elles ne se vendent pas. Surtout en période de rentrée littéraire! Qui n'est pas choisie au hasard: en effet, la rentrée est synonyme d'éveil culturel,  d'écriture et de livres: on se rend souvent en librairie pour acheter sa papeterie et ses manuels et là, bim, on tombe sur le dernier Amélie Nothomb qui, oh comme c'est étrange, vient tout juste de sortir! De plus, les particularités commerciales de l'édition sont que chaque produit est unique, et qu'ils n'ont pas les moyens colossaux de l'industrie agro-alimentaire, par exemple, même quand on vent des best sellers, comme 50 Nuances de Gris. Ainsi, comme le dit l'auteur de l'article, le succès d'un livre tient autant au "talent qu'à la chance", mais aussi aux goûts et à l'instinct de l'éditeur dans ses choix. Toutefois, les professionnels essaient d'adapter le "produit" aux goûts du consommateur, à la cible de lecteurs qu'ils aimeraient attirer, avec notamment le titre et le visuel de couverture ; mais avant cela, des représentants doivent convaincre les libraires de proposer leur livre à la vente et le réseau de distribution est primordial! Et, pour tous, l'envie de faire le buzz est importante. Les réseaux sociaux et Internet sont également leurs armes, avec des vidéos et des "slogs" (site + blog) pour attirer les personnes qui ne vont jamais en librairie ; ensuite, une fois le livre sur les étalages, il a deux semaines pour faire ses preuves avant que, véritablement, la machine promotionnelle ne se mette en place si il rencontre le succès. J'ai trouvé cet article très très intéressant! Il nous explique les rouages d'une "industrie" dont on ne sait finalement que peu de choses et le marketing d'un bien culturel comme un roman est assez complexe et précis :) 
Vanity Fair nous parle d'un sujet qui fâche: l'espionnage industriel chinois. C'est en effet un peu tabou car notre gouvernement essaie de garder de bonnes relations avec la Chine, pour notre bien économique, notamment. Et ce, au grand dam du contre-espionnage hexagonal, qui aimerait pouvoir riposter à leurs attaques. L'article révèle que des espions chinois, sont souvent envoyés en tant qu'employés ou voire de stagiaires dans notre pays pour prendre des photos de nos appareils (notamment aéronautiques) et copier certains fichiers confidentiels, pour les remettre aux industriels de leur pays. Certains hommes d'affaires français ont également découvert que leurs chambres d'hôtel étaient visitées lors de leurs séminaires, avec la complicité des femmes de chambre, leurs disques durs piratés puis leur chambre totalement nettoyée pour ne pas laisser de traces de leur passage. D'autres se sont fait avoir par leur "copine" qui  en fait était une espionne! Des méthodes dignes des grands films d'espionnage, je vous l'accorde. Les  scientifiques Chinois bénéficieraient également de la "gentillesse" des chercheurs français, qui partagent avec moins de scrupules les fruits de leurs recherches et leur permettent ensuite de déposer des brevets dans leur pays au lieu d'avoir à passer par une technologie étrangère : pour ce faire, les universités chinoises les reçoivent comme des rois, les couvrent de cadeaux et de titres honorifiques et leur demandent de faire des conférences auprès de leurs pairs ou d'étudiants. La Chine a pour ambition de posséder sa propre technologie dans la majorité des domaines d'ici 2020: elle a donc mis en place un procédé de "ré-innovation" en s'appropriant des brevets déposés par d'autres chercheurs ; elle attire les scientifiques travaillant sur des sujets qu'elle ne maîtrise pas et interdit l'accès aux spécialistes oeuvrant dans des domaines qu'elle maîtrise déjà. Et comme notre beau pays serait pionnier dans la  recherche fondamentale, la Chine fait tout pour récupérer notre savoir. Exemple le plus criant: alors que nous leur vendons des Airbus, on apprend que des C919 vont voler dés 2015: et ce sont des copies quasi exactes des A380. Ils auraient apparemment démonté entièrement l'un de nos appareils pour comprendre son fonctionnement et reproduit le leur, à l'identique ; et en plus, les Chinois exigent à présent un "transfert de technologie" total quand ils achèteront un Airbus! Je précise que toutes ces infos proviennent d'un "rapport confidentiel remis à l'Elysée en 2010 dont Vanity Fair a pu avoir une copie". Personnellement, même si je savais que les Chinois étaient les rois de la contrefaçon, je ne les pensais pas capables d'avoir recours à de telles méthodes...Et que se passera-t-il quand la qualité de leurs produits sera identique aux nôtres?...




Jolies photos!




Un numéro de Vanity Fair encore une fois très fourni donc et très intéressant :) D'autres pages ont également attiré mon attention, mais faute de temps et de place ici, je vous invite à suivre mon fil Twitter pour en discuter :)


Gros bisous! 





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