Rosa Madame Figaro

Bonjour tout le monde!


Cette fois-ci, j'ai décidé de m'y prendre tôt pour me pas me faire avoir: j'ai donc pris le temps de lire Madame Figaro cette semaine, pour ne plus vous faire un billet à la toute fin du mois, au moment où le numéro n'est plus en kiosque! 
Un numéro rose, aussi ravissant que fourni à l'intérieur: sans vous mentir, j'ai vraiment mis du temps à lire tous les articles qui m'intéressaient, puis à choisir ceux dont je voulais vous parler! Ce Spécial Mode est vraiment super passionant! Mais c'est chose faite :)

On commence avec la mode? 
Madame Figaro aborde tout d'abord la Fashion Week de Paris, mais sous un angle différent, comme une sorte de prescription et de conseils pour en profiter pleinement: on nous apprend par exemple que les accessoires pour en mettre plein la vue aux autres spectateurs est la basket blanche et le clutch transparent, même si la chaussure compensée, le gros collier "oeuvre d'art' et le look seventies semblent aussi être de mise. Les défilés les plus attendus sont bien sûr ce que Dior, Chenl et Louis Vuitton (notamment pour les décors) tandis que ce sera le baptême du feu, le premier défilé de Nadège Vanhee-Cybulski pour Hermès, de John Galliano pour Margiela et de Guillaume Henry pour Nina Ricci.  Chouette! On nous donne également la liste des comptes Instagram à suivre, entre autres ;)
La rédaction est ensuite partie demander à 4 acheteurs mode comment elles se préparaient pour la Fashion Week et comment elles le vivaient., mais aussi comment se passe leur journées "normales", hors défilés. Linda Fargo, "directrice de la mode femme chez Bergdorf à New York", nous explique que tous les rendez-vous de son métier sont incontournables, car les pépites puvent sortir de nulle part ; elle pense également que son métier est plus riche que par le passé car la mode ne se joue plus uniquement sur les podiums, mais aussi sur les réseaux sociaux. Sasha Sarokin, elle, travaille pour Net à Porter, adore les réunions en interne pour échanger avec son équipe autour de leurs dernières trouvailles, même si cela implique aussi de faire des choix pour proposer les meilleurs sélections aux clientes ; sinon, elle adore Chloé, Christophe Lemaire ainsi que la designer Paula Gerbase. Carol Song, elle achète pour Opening Ceremony et adore les FW parisiennes ; elle aime sa vie à cent à l'heure, le fait de toujours devoir être à l'affût, mais aussi les griffes comme Issey Miyake et Loewe :) Et elle pense que, dans tous les cas, la dernière collection prêt à porter de Jean Paul Gaultier sera forcément collector :) D'autres acheteurs comme Mira Mikati, Laure Hériard Dubreuil et, oh un homme! Justin O'Shea répondent également à cette petite interview :)



Zoom ensuite sur le créateur Jonathan Anderson, actuellement à la tête de la direction artistique de Loewe et de la sienne. Cet Irlandais a vu un peu sa carrière décoller quand, il y a 2 ans, LVMH lui propose, à seulement  28 ans, d'officier chez Loewe tout en rachetant 46% des part de la griffe J.W Anderson. Il avoue être un vrai acharné du travail et croire beaucoup au mérite et à la passion ; et si au départ il voulait faire une carrière d'acteur, c'est en intégrant l'Actors Stdio à Washington qu'il réalise qu'il s'est trompé de voie et qu'en fait, ce sont les costumes qu'il adore. Pour Loewe, il a décidé, en arrivant, de prendre le taureau par les cornes et de tout refaire à zéro: l'identité graphique de la marque, les boutiques et les silhouettes: et c'est un succès puisque sa première collection femme présentée à l'automne a été applaudie! Il a voulu des tenues modernes au vestiaire dans lequel hommes et femmes peuvent piocher sans souci. Un jeune homme bien dans ses baskets à qui tout réussi et qui semble prendre les challenges avec beaucoup d'assurance et de décontraction.
Madame Figaro nous propose d'entrer dans l'univers d'une autre personnalité de la mode, Iris Van Herpen. Elle est connue pour proposer des silhouettes très graphiques et futuristes, très souvent en 3D, en relief: des modèles très conceptuels! Elle nous glisse d'ailleurs qu'à la base, c'était les musées qui achetaient ses créations et non les boutiques. Sa vision de la mode est d'allier savoir faire artisanal et progrès technologique, le tout dans son atelier très cocoonning dans lequel officie son équipe, composée de jeunes personnes au look un peu punk. Elle explique que la 3D lui permet de réaliser des choses infaisables à la main et de donner vie à son imagination fertile :) Et son travail lait, puisqu'elle a remporté le prix Andam, et qu'elle a ouvert des boutiques à Milan, New York, Paris et Hong-Kong :)  Elle voit régulièrement des scientifiques, avec lesquels elle a des discussions presques philosophiques et la danse, qu'elle a exercé jeune, lui permet d'avoir un rapport au corps qu'elle exploite dans la création de ses silhouettes Son seul souci? Arriver à proposer sa vision de la mode à un prix "abordable" pour les acheteuses du monde entier: la femme d'affaires doit donc cohabiter avec l'artiste! Elle va par exemple tout mettre en oeuvre pour obtenir son propre laboratoire et ainsi être totalement indépendante. Je dois dire que j'adore cette créatrice :) Ces collections sont toujours surprenantes et je suis bien souvent scotchée devant elles :) 
Pour finir, avec son article "Mais comment font-elles?" la rédaction nous apprend à appréhender certaines pièces un peu "casse-gueule", qui ressemblent à rien sur nous alors qu'elles sont si belles portées par des stars ou des mannequins. Ainsi, on saura que le camel et le kaki n sont pas si tristounes si on porte une couleur claire près du visage, une teinte pastel ou des paillettes. Le pantacourt large semble lui plus envisageable s'il est évasé et un peu plus long que la moyenne, en version 7/8, avec des kitten heels et un gros pull ceinturé. Pour adopter les imprimés forts de la saison ou autres vêtements aussi originaux, on doit tout d'abord être sûre d'avoir de bons basiques qui iront parfaitement avec et pouvoir composer trois tenues, ou alors on se rabat sur des accessoires, plus accessibles. Entre autres astuces! :) 




Et les stars? 
Focus premièrement sur Caroline Vreeland, la petite fille de la célèbre rédactrice en chef du Vogue US; et si, à la base, elle est musicienne, elle aime la mode et veut ainsi rendre hommage à sa grand-mère, disparue lorsqu'elle n'avait que 2 ans. Elle a d'ailleurs hérité d'une veste Dior noiret blanc porté par Diana, qui lui "donne une force hors du commun" et c'est pour absorber elle aussi cette envie et cette pugnacité que Caroline a choisi le patronyme de sa grand-mère comme nom d'artiste :) ; Et même si elle adore le style assez boyish et les coupes assez droites, elle a également appris, grâce à Carine Roitfeld, à mettre sa poitrine en valeur sans trop en faire ; elle pense aussi que l'aura mystérieuse de Cléopâtre et Marilyn Monroe est cce qui les a rendues éternelles! Caroline est également parfaitement d'accord avec Alber Elbaz disant que la robe doit permettre à la femme de briller et non l'inverse. Et enfin, petit rappel qui a toute son importance, elle souligne que ce qui compte est de choisir un vêtement à sa vraie taille et non un vêtement qui a le bon chiffre (genre 36) mais dans lequel on est boudinée! #Amen Je ne connaissais pas du tout Caroline Vreeland mais j'aime assez son état d'esprit mode ;)
Et on en parlait justement, Alber Elbaz répond aux questions de la rédaction, et ce, à l'occasion notamment de l'exposition consacrée à Jeanne Lanvin au Palais Galliera :) Le célèbre couturier nous explique qu'il pense que le bonheur est important à la création et qu'il aime également y injecter de l'humour, malgré le caractère luxueux et prestigieux de la maison pour laquelle il travaille. La mode doit faire rire et rêver! Il confie également que ses créations se sont adaptées aux femmes, qui ne sont plus les mêmes que par le passé: elles sont sportives, indépendantes et vivent 1000 journées en une! Il faut donc ajouter du rêve mais aussi du confort dans ses tenues :) Il estime également que son travail est de réfléchir constamment, pour créer ses modèles et aller plus loin que le simple vêtement, en se calquant sur les désirs et la vie des femmes, les comprendre pour leur offrir ce dont elles ont besoin. En revanche, loin de lui l"idée de penser à la postérité et il ne créé pas pour que l'on se souvienne de lui à sa mort; il n'est également jamais dans une démarche de provocation, lui préférant la révolution et la perfection technique. Il raconte également que, petit, il croyait que l'on pouvait connaître le sexe d'un bébé tout juste sorti du ventre de sa maman en voyant ses vêtements ^^ Un bel entretien! Une rencontre avec un couturier important et prestigieux, comme on est en droit de l'attendre pour un numéro Spécial Mode :) 



On a ensuite la chance de lire une interview de Christine Lagarde :) Ancienne Ministre de l'Economie et des Finances, elle est aujourd'hui à la tête du FMI et fait réellement partie des femmes de pouvoir et ce, au niveau mondial. Elle confie qu'elle pense que les femmes sont plus à même de gouverner, car leurs égos entre moins en ligne de compte que les hommes et ont tendance à savoir faire preuve d'écoute et d'empathie pour expliquer leurs projets et donc convaincre leur auditoire. De même, elle raconte qu'au début de sa vie de Ministre, elle était la seule femme à ce poste au niveau européen; ensuite, l'Espagne a nommé Elena Salgado en tant qu'homologue ibérique et leur complicité, leur solidarité s'est nouée dés leur rencontre, comme une manière de se serrer les coudes. Car pour Christine Lagarde, la condition féminine est un large sujet, qu'elle entend défendre au plus haut niveau, surtout maintenant qu'elle a la possibilité: elle demande par exemple aux dirigeants d'intégrer plus de femmes dans les ministères économiques et elle pense sincèrement que des progrès ont été faits, que ce soit au Japon ou en Arabie saoudite par exemple (même si les femmes n'ont toujours pas le droit d'y conduire, par exemple...). Elle est également favorable aux quotas, même si elle se désole qu'on en est encore besoin aujourd'hui! Et même si moins de femmes sont hautement diplômées en économie que d'hommes, elle estime qu'il est toujours possible de davantage les intégrer dans le circuit qu'aujourd'hui. Quant à sa propre carrière professionnelle, elle ne sait pas encore si elle la continuera au sein de la FMI (elle pourrait se représenter au même poste lors de la fin de son mandat, en 2016) ou bien si elle aura lieu dans l'arène politique et dans la course présidentielle de 2017, par exemple...Vous aimeriez voir Christine Lagarde présidente de la République Française? :) 
Et on termine avec Julianne Moore! Si on sait aujourd'hui que l'actrice a remporté l'Oscar pour son interprétation dans Still Alice, le mystère était encore entier au moment de l'interview :) Et elle déclarait alors qu'elle avait adoré la prestation de Marion Cotillard dans 2 jours 1 nuit! Dans sa carrière, elle également remporté toutes les récompenses internationales qu'une comédienne peut remporter dans les 3 plus grands festivals internationaux , avec le Prix d'Interprétation du Festival de Venise pour Loin du Paradis, de Berlin pour The Hours et de Cannes pour Maps to the Stars l'année dernière. Elle explique qu'elle a d'ailleurs fait des tests cérébraux pour préparer le rôle d'Alice mais que ses résultats étaient parfaitement normaux ; on nous rappelle également qu'elle joue fréquemment des rôles de lesbiennes sur grand écran (Les Vies Privées de Pippa Lee, The Kids are alright) et qu'on l'a retrouvera en couple avec une femme (Ellen Page) dans le film Freeheld ; elle même soutient férocement le mariage gay aux USA :) Elle pense également être féministe car elle est humaniste et pense que chacun devrait avoir les mêmes droits et que l'éducation est très importante. Et en dehors des plateaux de cinéma, elle profite pleinement de sa vie de maman, de ses amis, de sa famille, elle voyage et elle fait du yoga. Et si, en vrai, pas mal de choses l'effraient (le ski, les chauffards), elle se permet tout devant la caméra, même de jouer nue si le scénario l'impose de manière cohérente. Un entretien vraiment bienveillant, avec une actrice incroyablement belle et fraîche dans sa manière de penser (même si certains oseront dire qu'elle est vieille, à seulement 54 ans!) :) 



On passe à l'actu? 
Madame Figaro est allée creuser un sujet très intéressant, celui de la vie des espionnes de la DGSE, la CIA française. Le magazine a pu interviewer certaines d'entres elles, en exclusivité et sous couvert d'anonymat bien sûr, pour leur sécurité et la nôtre! Elles nous racontent leur vie professionnelle, qui forcément, impactent son pendant personnel: leurs amis ne savent rien de leur profession, ni même leurs enfants, parfois. Et ça, ça peut être assez compliqué à gérer dans la vie de tous les jours :s Sans oublier qu'elle peuvent sauver le monde et ne rien pouvoir en dire! Elles ont également tendance à être très méfiantes et très à cheval sur la sécurité, surtout auprès de leurs proches, au risque de passer pour des paranoïaques! Mais il faut dire qu'elles voient tellement de choses...Au travail, elles sont plutôt comme Carrie Mathison dans Homeland, c'est-a-dire en tailleur pantalon plutôt strict qu'en maillot de bain et robe sexy à la James Bond Girl! Mais, elles le reconnaissent: sur le terrain et en infiltration, les "méchants" ont plus tendance à leur faire confiance à elles, en tant que femmes ; et la manipulation peut être utilisée pour soutirer des infos. Cela veut dire qu'en amont, elles ont effectué un travail de recherche de leur profilage de leur cible pour connaître toute sa vie et la moindre de ses failles. Et comme dans les films, un service est en charge de leur fournir des faux papiers d'identité et une vie digitale inventée de toutes pièces pour assurer leur couverture. Un article PASSIONNANT, qui, vraiment, m'a appris des choses :) 




Jolies photos! 




Sur ce les filles, gros bisous et bon dimanche! 






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