Blacky Grazia

Bonjour bonjour !

Comment allez-vous ? Prêtes à rattaquer cette semaine du bon pied ? Personnellement, au moment où j’écris ces lignes (hier), j’ai un mal de tête assez incroyable, à m’en taper la tête contre les murs…J’espère donc que ce sera passé lorsque vous lirez ce billet ;) Ce numéro de Grazia est plutôt sympa, même si j’avoue que je fais une overdose de Charlotte Gainsbourg…Je ne vois pas que ce tout le monde (et surtout les magazines féminins, qui la portent aux nues) lui trouvent :s


Mais bref, parlons de ça et du reste de ce qui compose ce numéro ;) 

On commence avec l'actualité et les faits de société!
Grazia nous parle tout d'abord du rétablissement du délit de racolage et de la décision du Sénat de ne finaleent pas pénaliser le client mais la prostituée. Et effectivement, il s'agit d'un bond en arrière incroyable, puisque l'on considère que ce n'est pas l'homme qui paie une femme pour coucher avec elle qui est couple mais cette femme...Cela va pousser les travailleuses du sexe à encore plus se cacher, à travailler dans des endroits encore plus reculés et isolés et cela les expose donc à encore plus de violence. Evidemment, dans le meilleur des mondes, la prostitution n'existerait plus, parce que c'est le corps de la femme que l'on marchande: seulement, elle existe bel et bien. Ce n'est pas le plus vieux métier du monde pour rien! C'est pour cela que je pense, personnellement, qu'il faudrait arrêter de traiter les prostituées comme des criminelles, et leur permettre de travailler en sécurité avec un accès à des soins, par exemple. Je ne dis pas qu'elle doivent faire ça en centre ville, devant les écoles et tout ça hein! Mais dans des endroits quand même moins glauques que maintenant :s Cela permettrait également d'identifier celles dont c'est le choix et les autres, qui, malheureusement, sont la proie de proxénètes et qui sont forcées à se prostituer. Ou alors, si on pénalise la prostituée, on pénalise AUSSI le client: parce que l'un ne va pas sans l'autre, pour moi. Qu'en pensez-vous?
La rédaction est également allée interviewer des grévistes de Radio France, afin de comprendre quelles sont leurs revendications. Le déclencheur de cette énorme mobilisation a été l'annonce d'un plan de licenciement de 300 personnes :s Les grévistes pointent également du doigt des budgets bien trop serrés, qui ne leur permettent plus d'avoir accès à certains studios et autres moyens pour réaliser des émissions de qualité : alors que pour eux, le service public doit avoir cette mission d'informer, de faire des sujets de fond assez fouillés! Ils regrettent également que Radio France fasse du coup la chasse aux partenariats pour trouver des fonds et perde sa liberté de ton et de format. Ca se défend parfaitement! 






Direction ensuite le Cambodge: si nous, Français, avons pu apprendre au lycée ce qui s'était un peu passé dans ce pays de 1975 à 1979 avec l'arrivée de Pol Pot et sa dictature au pouvoir, provoquant des millions de morts, les jeunes Cambodgiens eux-mêmes ne sont pas au courant de tout ça. Un peu comme nous ou l'Allemagne au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le traumatisme est encore trop palpable pour que les gens s'autorisent à mettre des mots dessus. C'est la raison pour laquelle certains artistes cambodgiens ont décidé de prendre le devoir de mémoire à bras le corps : Davy Chou a par exemple pour projet de réaliser un film  sur le sujet, tandis que l'école de théâtre Phare à Battambang a monté une petite pièce et que le dessinateur Séra a créé une bande dessinée intitulée Bitter Cucumbers, The Birth of a Tragedy (parue dans Cambodia Daily). Il espère également que les autorités du pays seront d'accord pour installer une statue en l'honneur des 2 millions de Cambodgiens morts durant cette période noire. De même, le cambodgien Koeun Path a écrit un livre "Rescapé malgré moi" pour raconter son quotidien durant la dictature. Comme le dit Sera, "le Cambodge a besoin que cette période sorte de la mémoire intime"et on ne peut pas avancer sans connaître son passé et en tirer des leçons! 
On terminera avec ces afroféministes, qui commencent à émerger un peu partout. Elles veulent à la fois défendre leurs droits en tant que personnes de couleur et que femmes. Elles aimeraient qu'on arrête de leur demander de choisir entre leurs origines et leurs pays, dans lequel elles ont grandi! Et en même temps, elles revendiquent leurs droits en tant que femme, et qu'on arrête de dire que de toute façon, une femme noire est trop moche pour se faire violer (comme on a pu l'entendre de Nafissatou Diallo): oui, la beauté noire peut être belle et il n'y a pas que les femmes blanches respectant certains standards qui sont désirables. Elles se sont regroupées ainsi parce que les mouvement anti-racistes ne prennent pas en compte cette dimension féministe, et parce que les féministes sont majoritairement blanches ; de même, elles veulent que l'on reconnaissent LEUR féminité et non pas qu'on efface tout attribut féminin, comme on tendance à le préconiser certaines associations féministes. Ces femmes se battent également pour qu'on arrête de les appeler "ma tigresse" et leur demander d'être suffisamment "sauvages" ou encore à toucher leurs cheveux (!). Elles se placent donc dans la lignée d'Angela Davis, qui, en son temps, avait déjà estimé que l'on ne pouvait pas "désolidariser les questions de race, de classe et de genre".




Et la mode? 
Nous partons tout d'abord à la rencontre de Virginie Viard: son nom ne vous dit peut-être rien, mais elle est pourtant le bras droit de Karl Lagerfeld depuis près de 30 ans: il crée, imagine? Elle rend tout ça possible. De son côté, elle aime les pièces fortes et intemporelles et cultive un look discret mais assez rock, avec des chaussures plates et des tee-shirts vintage : il faut dire que la mode fait partie de son patrimoine, puisque son papa était un soyeux lyonnais ;) C'est pour toutes ses raisons qu'elle est la présidente du 30ème Festival mode d'Hyères, avec un jury 5 étoiles qu'elle a elle-même composé: Carine Roitfeld, Sébastien Tellier; Anna Mouglalis et Caroline de Maigret l'aideront à choisir les 60 finalistes (parmi 300 candidats) puis le lauréat, qui remportera le concours. Rappelons que Viktor & Rolf ou Felipe Oliveira Baptista l'ont remporté eux aussi et ont enchaîné par une brillante carrière. En tout cas, la discrète mais non moins talentueuse Virginie l'asure: elle n'a pas de chouchous pour le moment et le suspense reste entier :) Réponse le 27 avril!
Grazia s'interroge sur la relation entre mode et politique? : il faut dire que ces derniers temps, la mode multiplie les messages engagés, comme Vivienne Westwood qui s'est exprimée en faveur de l'indépendance de l'Ecosse, Stella McCartney et ses créations vegan ou encore Walter VanBeirendonck qui a inscrit Stop Terrorising our World sur ses plastrons  tandis que Bleu de Paname avait choisi le mot "Résistance". Mais pourquoi? Par conviction, bien sûr mais aussi parce qu'ils sont écoutés par leurs fans et clients: ces derniers ne croient plus vraiment aux discours des politiques et cherchent leurs idéaux auprès des créateurs de mode, notamment. Il faut dire aussi que le vêtement a toujours été politique et que les couturiers sont souvent très bons pour percevoir l'air du temps, l'humeur de la "rue", et s'en servir dans leurs collections. Vos impressions là-dessus? Pensez-vous que la mode a un véritable rôle à jouer dans la prise de conscience collective? Ou bien que la mode doit au contraire nous permettre de rêver et de nous évader de ce monde de brutes? 




Côté beauté, avec les beaux jours approchant, on a bien sûr un petit Conseils minceur. Mais ce que j'ai aimé dans celui-ci et qui change, c'est qu'on nous propose pas une régime miracle qui va nous faire perdre 5 kilos en 10 jours (oui, je sais, j'exagère ;)). l'idée est simplement de manger sainement et de'affiner son corps en faisant un peut d'exercice, mais sans se maltraiter. En fait, on va travailler son corps de l'intérieur pour qu'il nous corresponde à l'extérieur, à notre rythme et dans la bonne humeur. Ainsi, Grazia nous apprend à dégommer notre culotte de cheval, à affiner notre ventre et notre taille, à endiguer la rétention d'eau, de muscler en restant mince et à dégommer notre cellulite, en nous donnant à chaque fois une ordonnance composée de : un mantra à retenir (assez drôle, en général ;)), d'une sélection shopping cosmétique ciblée, un sport à faire, un "accessoire allié" (les collants Mixa reviennent souvent!) et d'aliments à consommer sans modération. Un dossier assez chouette et plein de bon sens, puis qu'on nous apprend enfin à faire un régime raisonné, sans maltraitance et sûrement plus efficace à long terme ;) 



On terminera avec les stars ;) 
Focus tout d'abord sur Misty Copeland: cette jeune femme fait partie de celles qui révolutionnent la danse classique. Pourquoi? Parce qu'elle ne répond à aucun schéma pré-établi, pardi! Non seulement, elle a commencé à pratiquer ce sport assez tard (13 ans!), mais en plus, elle a une morphologie assez musclée (grâce à la gymnastique) et pulpeuse ; sans oublier qu'elle est latino. Autant dire que rien ne la prédestinait à faire une brillante carrière à l'Opéra et encore moins de jouer le premier rôle du Lac des Cygnes. Et pourtant :) Tout ça a été possible grâce à son talent, bien sûr, assez fulgurant, mais aussi à son premier professeur de danse, qui l'a formée gratuitement, l'a même hébergée chez elle pour qu'elle puisse pratiquer et participer à des concours et ce, même si sa maman s'y opposait et voulait qu'elle lui rende sa fille (Misty a fini par demander à être émancipée). Cela étant, la pauvre Misty a dû se battre pour se faire sa place: sa morphologie et sa couleur de peau effrayait les directeurs de castings, qui lui conseillaient de "se tourner vers le hip-hop", sans compter qu'elle a subi une douloureuse fracture d'une vertèbre lombaire, la poussant à quitter les parquets durant un an. Mais la revoici, triomphante! Une vie tellement incroyable qu'il fait l'objet d'un livre Life in Motion An Unlikely Ballerina et qu'elle suscite l'admiration de Barack Obama himself ;) 





Comme je vous le disais en introduction, on retrouve donc Charlotte Gainsbourg dans ce numéro. Et apparemment, la chanteuse et actrice a décidé de changer, en déménageant à New York: elle a eu envie d'être plus tranquille, moins reconnue, de vivre normalement, et surtout de pouvoir se poser pour composer son nouvel album, avec l'artiste Sebastian. Elle avait également envie de changer de "références", d'élargir son horizon: on sent surtout qu'elle en a un peu marre de la France, même si elle l'aime très fort depuis les Etats Unis et a été très peinée lors des attentats, d'autant qu'elle n'était déjà plus ici. Concernant son album, elle nous apprend qu'elle a pour la première fois, écrit les paroles en français, et que ça lui est venu assez naturellement: étonnant puisqu'elle a justement décidé de quitter la France et qu'elle avait toujours eu peur d'écrire dans notre langue, à cause de son héritage paternel! En tout cas, qu'elle prend vraiment son temps pour le faire! Elle revient également sur son parcours d'actrice, notamment suite à son prix d'Interprétation reçu à Cannes il y a 6 ans pour Antichrist: elle admire toujours autant Lars Von Trier, qui apprend à ses acteurs à trouver des solutions pour leur jeu et ne leur impose rien ; mais elle a vraiment souffert sur le tournage de Melancholia, car elle ne se sentait pas du tout à la hauteur :s Sinon, elle est à l'affiche d'un nouveau film, Everything Will Be Fine, dans lequel elle interprète une maman qui va pardonner à l'homme qui a renversé son fils, interprété par James Franco (le chauffard, hein, pas le fils ;)).






Sélection shopping!
Crayon Waterproof Double Wear, Hema Beauty, 5 euros




Jolies photos!




Sur ce, gros bisous les filles et bon lundi! 





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