Psychologie Positive: c'est qui ce petit nouveau?



Bonjour bonjour!


J'espère que votre dimanche se passe bien! Je vais aujourd'hui vous parler d'une chouette découverte, faite par la réception d'un communiqué de presse au sujet de Psychologie Positive, envoyé par la rédaction, qui m'a ensuite fait parvenir leur tout premier numéro, sorti en mai! Et oui, il s'agit d'un magazine tout neuf, qui a pour but de nous expliquer comment vivre de manière plus apaisée et positive, grâce à la science et à la psychologie. Un peu comme Happinez, mais de manière moins philosophique, plus "concrète". Et je dois dire que j'ai adoré :) J'ai appris plein de choses, fait marcher mon cerveau et réfléchi à ma façon à moi de faire les choses et comment mieux les faire. N'est-ce pas génial? :)
La mise en page est également assez sympa: la police des titres est assez fine et moderne tout en étant originale, il y a de la couleur sans trop en faire (notamment pour les encadrés de certains articles) et j'aime les liserés de certaines pages, comme colorés et hachurés en diagonale, ainsi que de petits triangles qui se promènent ici et là, donnant une note un peu graphique à l'ensemble mais de manière discrète.


Et il a fallu faire des choix concernant les sujets du magazine que j'allais aborder avec vous! Les voici :) 



Pour commencer, la rédaction comment on se fait "manipuler" au restaurant : en effet, les restaurants ont par exemple tendance à mettre en premier les plats qu'ils ont envie que l'on commande ; ou bien ils les encadrent. Idem, le plat le pus cher est inscrit en premier pour que le reste de la carte paraisse plus abordable! Et on a l'impression de dépenser moins si les prix sur la carte sont ronds et ne comprennent pas de symbole monétaire. Les mentions "authentique" ou "caramélisé" nous font également bien saliver :)  L'ambiance du lieu est également importante et nous avons tendance à davantage manger en écoutant une musique douce, par exemple! Les restaurateurs pourraient également gagner plus en laissant les clients choisir leurs prix, selon une étude menée en Allemagne, car les clients ne veulent pas payer moins que leurs convives et n'ont aucunement l'intention, contrairement à ce que l'on pourrait penser, de profiter de la gentillesse du chef. Pour finir, les cartes avec un choix de 7 plats par catégorie (entrée, plat, dessert) sont recommandées par les experts!

Plusieurs pages sont ensuite consacrées au fait de savoir savourer la vie: en effet, on a tendance à délaisser nos sensations, nos émotions sensorielles, les plaisirs tout simples que l'on peut avoir en touchant, goûtant ou sentant quelque chose. Un rayon de soleil, marcher pieds nus dans l'herbe ou un bon chocolat fondant peuvent pourtant procurer tant de bien-être! Mais certains ne le ressentent pas: pourquoi? Simplement parce que certaines connexions ne se font plus dans le cerveau, dans ce que l'on appelle les "centres hédoniques". Ce mécanisme de bonheur ne se fait pas par la sécrétion de dopamine, comme pour le circuit de récompense, ou le circuit de désir: ici, c'est le circuit du plaisir qui se met en place (bien que les deux soient proches et connectés), grâce à des toutes petites zones dans notre cerveau, dont il faut prendre soin. Pour ce faire, il faut bien dormir : lorsque l'on dort, le cerveau est en mode "tout se passe bien, je peux me reposer", alors que le cerveau des insomniaques est toujours à l'affût et ne se repose jamais. Il faut également savoir profiter des petits plaisirs car il s'agit d'un cercle vertueux: plus on ressent de plaisir, plus on en aura ; et en profiter pleinement pour en être rassasié est également crucial, car sinon, on risque d'en vouloir toujours plus et cela peut tourner à l'obsession: l'exemple le plus parlant est ici celui de la nourriture. Au début, on est super content de manger un plat délicieux, jusqu'à ce qu'il nous écoeure: à ce moment là, si l'on éprouve plus de désir que de plaisir, il est préférable de s'arrêter immédiatement. Cette étude passionnante est suivie d'un petit test pour savoir si l'on sait savourer la vie et si on a plus tendance à le faire par anticipation ou bien sur le moment :) J'ai adoré! 
Psychologie Positive nous en dit plus sur le raccourci que l'on peut parfois prendre en associant pauvreté et "bêtise": en effet, on part souvent du principe qu'une personne est pauvre parce qu'elle n'a pas de travail ou de travail qualifié et que c'est donc son manque d'intelligence qui l'a conduite (entre autres) là où elle est. Mais si ce n'était pas plutôt l'inverse? Si ce n'était pas le fait d'être pauvre qui rend moins cultivé, certes mais aussi et surtout plus enclin à la violence et donc moins "sage"? En effet, une étude a démontré que les personnes pauvres doivent tellement investir d'énergie dans leur lutte quotidienne pour joindre les deux bouts, qu'elles n'en ont plus pour chercher du boulot ou reprendre des études ; et elles n'ont plus le mental pour contrôler leurs accès de colère ou de tristesse. Cette même étude expose également le fait que lorsque l'on a de gros soucis d'argent, on n'est moins rationnel et on perd 13 points de QI lors de notre moment de panique lié à ça ; de même, "les chômeurs de longue durée montrent des signes de troubles normalement liés à la vieillesse" et "chez les enfants vivant dans des conditions précaires, les zones du cerveau contrôlant les émotions et la mémoire sont atrophiées". Parmi les solutions proposées pour réduire la pauvreté et donc ce phénomène, on pense à fournir une allocation hebdomadaire et non mensuelle à ces personnes en difficulté financière pour les rassurer par rapport à leur situation économique, leur permettre d'éviter d'avoir l'impression de se serrer la ceinture sur une durée plus longue et d'avoir à anticiper sur une période trop longue, pouvant causer de l'anxiété:  le montant est le même mais la manière et de le gérer concrètement et émotionnellement est différente :)




La rédaction s'est également intéressée à la mémoire et notamment au fait que nous oublions "99% de ce que nous engrangeons au quotidien". Il semblerait que ce soit parfaitement normal et même salutaire pour notre cerveau: en effet, cela nous permet de nous remettre d'expériences négatives, humiliantes voire traumatisantes mais également de se focaliser sur les informations importantes à retenir et mettre les autres au placard. Il semblerait également que les personnes qui font le plus ce tri soient les plus intelligentes: et oui, avoir le cerveau pas trop encombré le rend plus performant :) Toutefois, lorsque l'on vit des moments très choquants, notre cerveau peut avoir du mal à oublier car les émotions viennent se greffer à ce souvenir, nous enfermant dans des phobies et rendant ses victimes émotionnellement instables. Heureusement, il existe aujourd'hui deux traitements pour lutter contre le stress post-traumatique: le propranolol, qui empêche "certains récepteurs de l'amygdale (le siège de nos émotions)"  d'envoyer un signal au cerveau: on n'oublie rien mais on n'associe plus d'émotion négative à se souvenir et il finit par disparaître au bout d'un certain temps : le cortisol serait encore plus performant mais il n'est utilisé qu'à stade expérimental pour le moment. Mais hormis ces cas de PST, le cerveau fonctionne de manière suffisamment efficiente pour garder les choses importantes, négatives ou non, pourvu qu'elles soient utiles. 
Le magazine nous livre également des analyses concernant ce qui favorise le bien-être en ville: les places, par exemple, sont des espaces qui nous apaisent et favorisent les liens sociaux, un peu comme les terrasses d'un café, d'autant plus si les bancs ne sont pas placés en ligne mais les uns en face des autres. La lumière douce est également apaisante tout comme les fontaines ; quant aux églises, elles permettent de se donner un point de repère. Les rues comme Regent Street à Londres sont également d'agréables endroits, car mêlant habitations et commerces, avec des cafés qui permettent de voir ce qui ce passe et qui semble être un facteur positif, tout comme une multitude de portes qui donnent sur la rue, le tout conférant un esprit village à l'endroit. De même, les gens se sentent bien à Greenwich Village entre autres grâce aux plantes vertes installées sur le trottoir, ce lieu "hybride" entre espace privé et public: en plus de donner du cachet, cela réduirait la criminalité car les vandales savent que les lieux sont "investis". Car en revanche, les bâtiments laissés à l'abandon comme un hangar désaffecté, suscitent la petite délinquance, alors que les immeubles trop hauts donnent un sentiment d'enfermement. Idem, les quartiers dans lesquels on marche vite et où il y a trop de foule, comme la City de Londres ,sont oppressants. Comme quoi, des fois, le bien-être tient à des choses dont on a pas toujours conscience! 
Il est ensuite temps d'en apprendre plus sur une maladie méconnue : la misophonie. Il s'agit du fait de ne pas pouvoir supporter certains bruits, notamment de bouche ou de respiration, de la part d'autrui, au point de plus pouvoir se concentrer sur autre chose et d'avoir de gros accès de colère. Cette haine du bruit, assez handicapante au quotidien, dans la vie amoureuse et professionnelle, Danielle essaie de la maîtriser et de se contenir lorsque quelqu'un mange à côté d'elle: elle ne dit plus rien, garde tout et finit par être en colère contre elle-même car elle a bien conscience que sa réaction est exagérée et elle a bien souvent honte. Elle a beaucoup de mal à dormir avec son amoureux qui respire fort et ronfle la nuit et ne va plus au cinéma, ni en cours. Par contre, que les enfants ou les animaux fassent du bruit, elle s'en moque! Les experts précisent que la misophonie n'est pas un TOC mais plus une phobie ; et ce trouble pourrait naître à l'adolescence, si un parent ou un proche fait des bruits que l'on peut juger dérangeants à table, par exemple (pour Danielle, c'était sa maman). Il n'y a pas de traitement à ce jour, hormis une thérapie mais les patients sont maintenant soulagés de pouvoir mettre un nom sur leur mal et que ce dernier soit reconnu comme une vraie maladie.





Et en parlant de maladie, Psychologie Positive nous en dit plus sur la relation entre parents malades et leurs enfants, en interviewant le parent atteint de troubles psychiques et l'enfant. De manière générale, on note que l'enfant est bien au fait que quelque chose ne tourne pas rond et veut aider son papa ou sa maman, notamment en taisant ses propres souffrances, histoire de "ne pas en rajouter" ; souvent, ces enfants n'invitent pas de copains et copines pour jouer à la maison, par honte, mais également parce qu'ils ne savent pas dans quel état leur maison sera en rentrant. Dans certains cas extrêmes, certains enfants peuvent en venir à s'auto-mutiler. La plupart ont également peur de développer le même trouble mental, même s'il y a souvent peu de chances génétiques pour que cela arrive: il est toutefois vrai que vivre avec un parent malade peut accroître le risque. Une situation pas simple, ni pour le parent malade qui culpabilise, ni pour le second parent qui doit tout prendre en charge et ni pour les enfants: pour tenter d'apaiser tout ça, des thérapies existent, pour que chacun puisse mettre des mots sur ses sentiments négatifs et positifs. Ces ateliers permettent également d'expliquer aux enfants qu'ils ne sont pas responsables de ce qui arrive et qu'ils ne peuvent rien faire, malheureusement, pour changer ça, hormis apporter un peu soutien au quotidien, sans vouloir tout prendre en charge.
Puis, le magazine nous donne ses astuces d'experts pour se défaire de sa colère: tout le monde a parfois des excès d'humeur, s'emporte pour une broutilles sous le coup de la fatigue ou d'autres soucis qui viennent gâcher la journée, ou tout simplement à cause de son tempérament "sanguin". Pourtant, certains psychologues estiment que céder à sa colère ne fait que l'alimenter, car cela augmente notre niveau de stress, ce qui n'arrange rien et n'est pas bon pour le coeur! Pour réduire les risques de crise, il faut tout d'abord manger: et oui, le manque de sucre dans l'organisme nous empêche de canaliser nos pulsions (je peux vous en dire quelque chose, je suis AFFREUSE quand j'ai faim). L'idée est également de prendre du recul par rapport à cette situation qui vous met en rogne (on peut par exemple ne pas répondre tout de suite à une pique agressive, histoire de faire retomber la pression) et d'identifier au calme quelles sont les raisons de cette colère: manque de confiance en soi? Véritable injustice? Fatigue? Essayez également de vous occuper l'esprit avec autre chose, car l'ennui ou l'attente peuvent nous mettre en boule :)
Psychologie Magazine met ensuite en lumière la tango thérapie: inventée par la thérapeute Chaja Kaufmann, cette technique consiste à observer des couples danser un tango pour analyser leur relation, ses points forts et là où le bât blesse. La relation de domination par exemple: qui conduit? C'est souvent l'homme qui choisit de conduire mais la femme peut ne pas se laisser guider, par manque de confiance ou bien une tendance au perfectionnisme, par exemple: le jeu de rôle inverse peut également se passer d'ailleurs! Le tango et la danse à deux de manière générale obligent les deux danseurs à s'observer, à s'écouter, à se sentir pour évoluer ensemble :) Une approche du couple vraiment très intéressante, vous ne trouvez pas? 





Ah oui et puis à la fin du numéro, il y a une vingtaine de pages de jeux, casse-têtes and co : en plus des jeux de réflexion, Psychologie positive nous aide à développer notre créativité, avec des dessins à colorier et à compléter, mais également en nous donnant des défis plus "osés" comme ne prendre des décisions qu'avec des dés durant toute une journée (en laissant faire le hasard, donc) mais également en apprenant à aller vers les autres en apportant un café à notre marchand de journaux, en rentrant dans un lieu de culte d'une religion que l'on ne connait pas (ou simplement un restaurant "d'ailleurs") ou en apportant un petit cadeau à un voisin triste, ou un bol de soupe à un ami malade. Il y a aussi quelques pages amusantes sur les choses que certaines peuvent faire avec leur corps, mais qui n'est pas donné à tout le monde: faire bouger ses oreilles, ne lever qu'un sourcil, rouler sa langue, lécher son coude...avec des explications pour comprendre pourquoi c'est si difficile et s'il est possible, ou non, d'apprendre à les réaliser. Quelques pages qui donnent vraiment envie d'aller à la rencontre de l'autre mais également de soi-même en faisant des trucs qui vont perturber notre routine voire nous sembler complètement fous :)





Vous l'aurez compris, Psychologie Positive est un coup de coeur! Un magazine qui donne vraiment l'impression d'avoir appris des choses en le lisant, tout en se faisant du bien au moral :) Je précise que mon avis positif sur ce magazine n'a rien à voir avec le fait qu'il m'ait été envoyé pour lecture: si je ne l'avais pas aimé, je n'en aurais tout simplement pas parlé. J'ai même acheté le second numéro avec mes propres sous ;) 



P.S : Je m'offrirai bien cet autre petit magazine également :) Certaines d'entre vous l'ont lu?






Numéro gentiment envoyé par la rédaction





CONVERSATION

2 commentaires:

  1. Il a l’air sympa, je vais le chercher, du coup.
    J’ai acheté 2 numéros de Simple Things, je l'achète surtout pour les photos qui dont chouettes.

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  2. Une deuxième convaincu! Tu m'as donné envie de l'acheter pour tester !

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