Paulette a-t-elle un bon karma ?


N’est-il pas splendide ce nouveau numéro de Paulette ? Tout de paillettes dorées vêtu, il fait son petit effet sur une table basse ou une bibliothèque J



Cela étant, ce numéro Karma, le trentième de la collection, est pour moi un OVNI : contrairement à d’habitude où l’on a plein d’articles de 2, 4, 6, au maximum 8 pages, là, le numéro est coupé en 5 parties : Amour, Energie, Imaginaire, Liberté, Temps.  Chacune d’entre elles commence par une citation, puis un portfolio, une sélection de photos d’un artiste en particulier, en lien, bien sûr, avec la thématique abordée ; on a ensuite une interview d’une célébrité, assez longue, puis un nouveau portfolio, avec des réalisations d’un illustrateur ou illustratrice. Et voilà. Dans son édito, la rédactrice en chef prévient que ce numéro est un numéro de transition et que Paulette se refait une beauté pour 2017. J’ai à la fois hâte de voir ce que ça va donner et un peu peur : non pas que ce numéro Karma est mauvais, loin de là, mais il est assez conceptuel, très arty. Mais cela est peut-être dû à sa thématique, le karma, qui est un concept philosophique soulevant beaucoup de questions intellectuelles ?









J’ai l’idée d’avoir entre les mains un magazine intelligent, avec des interviews fouillées et des photos/illustrations issues d’un véritable cheminement artistique mais, en même temps, je préfère le format magazine plus traditionnel, avec des pastilles, des articles courts, des dossiers plus longs…Ce numéro de Paulette m’a un peu perdue, je dois dire.


Je ne sais même pas trop comment vous le décortiquer…A part vous dire que Imany remercie le karma d’avoir galéré dans le milieu de la mode pour finalement se tourner vers la musique à presque trente ans ? La chanteuse explique aussi qu’elle s’est enfin réconciliée avec sa voix et qu’elle aime coucher ses états d’âme sur le papier, dans un carnet, tous les matins, comme une « fenêtre qui s’ouvre sur la journée qui va suivre » J Elevée dans une famille nombreuse par des parents aimants et débrouillards, la petite fille garçon manqué est aujourd’hui une maman épanouie, « gaga » de son enfant. Croyante mais non pratiquante, elle pense qu’il faut toujours faire le bien, pour ne pas risquer un retour de bâton violent.
On fait également la connaissance d’Opal Tometi, fondatrice du mouvement Black Lives Matter aux Etats Unis : une conscience politique qu’elle a développée dés son plus jeune âge, en voyant les injustices subies par ses parents, lorsqu’ils ont migré du Nigéria vers l’Arizona ; les derniers meurtres restés impunis de personnes noires par des policiers blancs l’a poussée à agir. Elle tient à préciser que ce mouvement va au-delà de la protection des Noirs car il s’étend à toutes les personnes victimes de discrimination, comme les personnes LGBT, par exemple. Elle aimerait également fonder un mouvement appelé Movement for Black Lives qui rassemblerait plus de 50 organisations à travers les Etats Unis qui luttent contre le racisme. Elle partage également son désarroi face à la situation des migrants en France : elle est venue visiter un camp de réfugiés durant ses vacances et a été « dévastée »…



Clémentine Desseaux, quant à elle, s’est exilée aux Etats Unis : selon elle, ils sont là-bas bien plus tolérants quant à son poids et son statut de mannequin plus size, bien qu’elle déteste ce terme. Elle nous parle de son projet All Woman Project, avec lequel elle veut en finir avec les carcans de la « beauté » féminine et notamment les retouches photos ; elle s’est également engagée auprès de l’association Project Heal, afin de venir en aide à celles et ceux qui souffrent de troubles alimentaires. J’aime quand elle dit que la mode est « un mélange du meilleur et du pire » de notre société J
On retrouve également Karley du blog Slutever, qui, comme dans Grazia il y a peu, nous dit quelques mots sur ses écrits, qui évoquent les sexualités dites déviantes, des hommes, comme des femmes. Elle nous confie qu’elle ne croit pas vraiment au karma, mais que chacun, grâce à sa chance et son travail peut trouver sa voie.




En tout cas, je pense que ce numéro est assez inspirant car il y a une vraie recherche, une vraie démarche dans le travail des différents artistes présentés mais aussi parce que les femmes interviewées sont toutes talentueuses dans leurs domaines respectifs et font bouger les lignes.



Et vous, vous avez lu ce numéro de Paulette ? Qu’en dites-vous ? Vous a-t-il perturbées ? Aimez-vous ce parti pris pris par la rédaction ? J








CONVERSATION

1 commentaires:

  1. J'ai hésité au kiosque, il m'a fait de l’œil, mais je cherchais celui avec les masques Sephora en cadeau et puis rien ne m'inspirait, ce sera pour une prochaine fois, j'ai déjà des magazines à lire, dont ceux de ce blog.

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