Vanity Fair is back



Vanity Fair est de retour sur ma Ptite Bulle ! Cela faisait de nombreuses années que je ne l'avais plus lu : non pas que ne l'aimais pas, bien au contraire, mais c'était surtout la faute à un cruel manque de temps, qui m'empêchait de le lire dans les temps pour vous en parler ici. La faute aussi à des articles souvent très très longs, rendant l'exercice du résumé très difficile pour moi. Mais, grâce à une offre de Bouygues me permettant de profiter de mon abonnement à prix réduit mais aussi au fait que j'ai fait le tri dans mes lectures, je peux aujourd'hui vous reparler de ce chouette magazine :) Chez Vanity Fair, j'aime l'élégance de sa mise en page, mais aussi le fait que les articles soient fouillés et assez différents de ce que l'on peut lire ailleurs, que ce soit dans la forme ou le choix des sujets. 

Bref, voici ce qui a retenu mon attention dans l'édition du mois ! 


1. Vanity Fair commence par nous raconter l'histoire des filles Trump. Celle d'Ivanka tout d'abord, la première fille de Donald, sa préférée : maman et business woman, elle soutient son papa coûte que coûte, se montrant hyper charismatique et étant un peu la caution "droits des femmes" du Président même si on sait très bien qu'il est juste très misogyne et qu'il a même dit que si Ivanka n'était pas sa fille...Bref. En parallèle, on suit le parcours de Tiffany, née d'une seconde union : bien qu'elle n'hésite pas à étaler sa vie de fille riche sur les réseaux sociaux, elle se montre bizarrement plus discrète et se révèle très studieuse, ce qui lui vaudra peut-être d'intégrer Harvard. L'enfant "de l'ombre" s'évertue à exister en dehors de la famille Trump et on peut la comprendre. Les deux soeurs s'entendent en tout cas apparemment très bien, Ivanka protégeant beaucoup Tiffany. 2. Un dilemme se dessine pour le milieu du hip-hop : le gouvernement aimerait mettre en place un diplôme pour cette discipline, afin de lui donner "un vrai" statut et cadrer son apprentissage ; de plus, le milieu de la danse classique par exemple, se rapproche de plus en plus des danseurs hip-hop pour proposer des synergies inédites. Sauf que certains puristes estiment que cette danse doit rester une contre-culture, quelque chose de spontané et hors des cadres et que ce diplôme n'est qu'une manière de profiter de la manne financière qu'il représente. 


1. Un article est ensuite consacré à un film que j'ai très envie de voir, Les Figures de l'Ombre, qui rend hommage à ces femmes noires mathématiciennes qui ont permis la conquêtes spatiale américaine dans les années 60, mais souligne aussi la double discrimination dont elles étaient victimes, cumulant le fait d''être femme ET noires. En plus, Taraji P.Henson et Janelle Monaé font partie du casting <3 2. Vanity Fair fait ensuite une incursion dans le monde et surtout la maison de Mimi Thorisson : cette ancienne Parisienne travaillant dans la finance est une star dans la blogosphère et sur Instagram depuis qu'elle partage ses recettes et ses instants de vie avec ses enfants et son mari dans le Médoc. Elle incarne la femme au foyer parfaite, proche de la nature, des choses simples et excellent cordon-bleu, qui sait cuisiner les plats traditionnels (au point d'agacer certaines féministes) mais qui sait aussi être connectée et stylée. Elle peut également compter sur son mari Oddur, photographe de profession et totalement dévoué à lui apporter son aide : il signe tous ses clichés postés sur Manger et les réseaux sociaux. Mimi Thorrisson a également rendu le Médoc cool, puisque certains de ses amis branchés ont eux aussi investi les alentours du village de Saint Yzans où elle s'est installée. Dans l'article, elle révèle ne faire aucune publicité pour faire aucune marque, hormis pour l'Occitane dont elle est l'ambassadrice depuis quelques mois.


1.  La rédaction retrace également l'incroyable success-story de Stéphane Courbit : on apprend comme ce modeste habitant de Montélimar a décidé de monter sur Paris pour se lancer dans la télévision, a collaboré avec Christophe Dechavanne avant de se montrer trop ambitieux pour l'animateur et de s'associer à Arthur, qui, comme lui, voulait réussir : ensemble, ils créeent la filiale française d'Endemol (qui va bâtir leur fortune). On lui doit des émissions qui ont révolutionné, pour le meilleur et pour le pire, la télévision : Combien ça coûte, Loft Story, Les Enfants de la Télé ou encore Koh Lanta. L'article revient aussi sur sa chute : cet ami de Nicolas Sarkozy a en effet été touché de près par l'affaire Lilianne Bettencourt, cette dernière ayant "investi" dans certains de ses business, dont le jeu d'argent en ligne. Mais le phénix renait de ses cendres, puisque Stéphane Courbit a fait fusionner sa boîte de production Banijay avec Zodiak, un groupe de médias italien : à eux deux, ils deviennent tout simplement le troisième plus gros groupe européen, une énorme machine de guerre. 2. Hommage ensuite à la communauté noire et LGBT, qui, dans les années 90, organisaient des battle de danse et de style, de voguing, dans les rues d'Harlem : on les appelaient des bals et chaque house était dirigée par une mother, qui n'était pas forcément une femme. Une communauté rendant hommage à la femme et aux matriarches, pour ces jeunes qui étaient souvent rejetés par leur famille. Le documentaire Paris is Burning les a mis dans la lumière il y a 20 ans et bonne nouvelle ! Le documentaire "a été classé au registre national du film des Etats-Unis", jugé "culturellement, historiquement ou esthétiquement signifiant". L'article est illustré de très belles photos pleines de caractère de style et d'élégance :) 


1. Comme vous aurez pu le constater en regardant la couverture, Anne Sinclair est l'invitée spéciale de ce numéro. L'ancienne journaliste vient de sortir un livre, Chronique d'une France Blessée, revient sur les différentes rencontres qu'elle a pu faire dans le monde politique, en donnant ses impressions sur chacun de ses monstres politiques : Sarkozy, Hollande, Hamon... Ce livre, elle l'a commencé après les attentats de Paris et non, elle n'y parle pas de DSK.  Dans cet article, on revient sur son émission phare 7 sut 7, l'exposition à La Boverie consacrée à son grand-père, Paul Rosenberg, qui fut marchand d'art à Paris avant d'être chassé par les Nazis et de fuir vers New-York, à son attachement profond pour la gauche (Valls et Cazeneuse étant des amis) mais aussi sur le scandale du Sofitel et surtout celui du Carton, qui a marqué la fin de son histoire avec Strauss-Kahn. Dans les pages de Vanity Fair, on retrouve l'élégance et l'intelligence d'Anne Sinclair mais aussi sa pudeur et son humilité, obligatoire pour être journaliste, selon elle. 2. Pour terminer, retour sur l'incroyable histoire du journaliste David Thomson : ce dernier avait alerté l'opinion publique autour des questions du terrorisme plusieurs mois avant les attentats de Charlie Hebdo et de Paris, mais s'était alors buté aux conclusions des "vrais" experts, qui n'hésitaient pas botter tous ses arguments en touche voire à moquer son travail d'inestigation sur les plateaux de télévision. Pourtant, il avait réussi à approcher certains djihadistes de près, via les réseaux sociaux puis en vrai (ces derniers se cachaient moins qu'aujourd'hui) et, ayant gagné leur confiance, connaissait leur sentiment à l'égard de certains pays comme la France. Ce n'est qu'une fois que les drames sont survenus que les spécialistes ont eu foi en lui et ont décidé de le prendre au sérieux : aujourd'hui, il signe un nouvel ouvrage, Les Revenants, consacré à ces anciens combattants revenant au pays, repentis ou non (et Grazia nous en parlait aussi). 






Alors, que dites-vous de ce retour de Vanity Fair sur ma Ptite Bulle ? :) 

Des bises et un excellent dimanche à vous ! 




CONVERSATION

1 commentaires:

  1. Je suis abonnée au Vanity Fair français depuis ses débuts et c'est un magazine que j'aime beaucoup! Tu en as fait un bon article très complet :)
    Mido.

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