Golden Vanity Fair


Une nouvelle semaine commence ! Et j'avais envie de la démarrer avec mon petit décorticage du dernier numéro de Vanity Fair :) Je n'avais pas eu le temps le mois dernier (à mon grand désespoir), de vous en parler, mais cette fois-ci, j'ai assuré le coup en me jetant sur celui-ci dés que je l'ai reçu dans ma boîte aux lettres :) 

Encore une fois, Vanity Fair signe un numéro smart et plein d'élégance, comme je les aime :) 



1. Egérie de ce numéro, Julianne Moore nous parle de son parcours :) Elle se remémore les brimades subies au lycée à cause de sa rousseur et de ses lunettes, qui l'ont poussée, accompagnée d'une amie, a pousser les portes du club de théâtre de leur lycée : c'est ici que sa professeur notera son talent pour la comédie. Quelques années plus tard, direction New York ! Elle y trouve un rôle dans le soap opéra As The World Turns, qui lui permet de gagner de l'argent et d'intégrer d'autres projets artistiques moins vendeurs : une manière de fonctionner qu'elle conserve aujourd'hui, elle qui enchaîne films à grosse audience (et à gros budget) et films d'auteur indépendants. Elle qui sait que son corps est son outil de travail, celui qui lui permet d'incarner des personnages et de véhiculer des émotions, a décidé de ne pas y toucher une fois la cinquantaine passée. Et bien lui en a pris car elle est aujourd'hui considérée comme l'une des plus belles femmes du monde et est devenue égérie L'Oréal ! A noter également qu'elle tourne davantage de films aujourd'hui que dans sa jeunesse :) 2. Vanity Fair s'intéresse ensuite au parcours incroyable de Marion Bartoli et surtout à la manière dont son père l'a façonnée pour faire d'elle une championne de tennis. Alors que rien ne l'y prédestinait : aussi intelligente qu'Einstein, elle aimait le dessin et la danse, mais elle vivait dans une petite ville de Haute Loire, Retournac, où elle n'avait rien à faire, hormis jouer au tennis avec son père... Un cheminement incroyable, qui a demandé autant d'abnégation à Marion qu'à son père Walter pour la hisser à un tel niveau. Son père a en fait minutieusement examiné le corps de sa fille, décelé ses faiblesses et élaboré un programme très scientifique, très millimétré pour les réduire à néant et transformer Marion en machine de guerre. Un article poignant, car ce parcours semble avoir été douloureux, aussi bien physiquement que mentalement pour Marion Bartoli. Devenue créatrice de mode, elle a donc définitivement raccroché sa raquette, mais est en proie à un corps, qui, faisant le yoyo, semble lui faire payer toutes ces dures heures d'entraînement, au bout de ses limites. Depuis Dubaï, elle confie néanmoins avoir compris aujourd'hui qu'il fallait qu'elle arrête de le maltraiter et que oui, elle a repris une activité sportive moins intense, tout en sachant à quel moment s'arrêter :) 


Vanity Fair se penche ensuite sur le cas d'Elon Musk : immensément riche et surtout très intelligent, le magnat geek à la tête notamment de Tesla, qui a fondé Paypal et qui a pour ambition de rendre la planète Mars accessible et surtout habitables pour nous, les humains, grâce à ses fusées SpaceX, voit l'intelligence artificielle d'un très mauvais oeil. Celui qui a inspiré le personnage d'Iron Man a en effet très peur que les robots que nous construisons et que nous rendons de plus en plus humains et intuitifs finissent par se retourner contre nous. Une vision partagée par Stephen Hawking et Bill Gates même si toutes les éminences de la planète geek ne sont pas toutes d'accord, à l'instar de Larry Page (Google) ou Mark Zuckerberg (Facebook). Une réflexion passionnante (à laquelle je ne comprends pas forcément tout) qui nous oblige à nous demander quelle est la frontière entre l'homme et la machine et jusqu'à quel point nous pouvons nous appuyer sur nos robots du quotidien. 



1. Dans ses pages Le Minutes de l'Info Futile, j'ai aimé les quelques lignes de Vanity Fair rappelant que le manspreading (la manière qu'ont les hommes de systématiquement bien écarter les jambes quand ils s'assoient, sans égard pour leur voisines femmes qui sont obligées de leur faire de la place), le mansplaining ("la propension paternaliste à explique à une femme quelque chose qui la conserne directement") et le mansterrupting (l'irritante habitude qu'ont certains de couper la parole d'une femme) sont de vrais concepts et surtout de vrais problèmes, révélant le profond machisme de notre société "moderne". 2. On parle beaucoup, en ce moment, des problèmes que rencontre Donald Trump à cause des révélations de l'ancien chef du FBI, James Comey, concernant les intrusions de la Russie dans la gouvernance américaine. Mais le président des USA doit faire face à d'autres ennemis et à d'autres espions : Christopher Steele en fait partie. Le dossier qui lui est consacré raconte comment, suite à un long travail d'investigation et en collaboration avec certains journalistes, il a réussi à monter un dossier contre Trump, sûrement mandaté au départ par un ennemi républicain de notre cher Donald. Il découvre que la Russie aurait peut-être des documents compromettants contre Trump, montrant à la face du monde que le président aurait participé à des parties fines en Russie : le Kremlin tiendrait donc celui qui, à l'époque, est encore seulement candidat à la présidence, pilotant ses discours et oeuvrant à le faire gagner. Steele confie ses notes à un journaliste de Mother Jones, qui fait fuiter le "scoop", sans grand écho...mais elles seront ensuite remises à, tiens tiens, James Comey, toujours directeur du FBI, qui les transmet à Barack Obama, toujours président. On ne sait pas ce que tout ceci va donner, mais en tout cas, Christopher Steele s'est aujourd'hui évaporé dans la nature, avec femme et enfants : il faut dire que le Wall Street Journal a décidé de rendre son identité publique, le mettant en très mauvaise posture :s Affaire à suivre en tout cas ! 


1. Vanity Fair met en lumière le travail de Jeff Koons pour Louis Vuitton : l'artiste fait sortir les plus grandes oeuvres d'art (La Joconde, la Gimblette de Fragonnard, Mars, Vénus et Cupidon et Titien...) pour les apposer sur les sacs de la grande maison française. Une manière pour Jeff Koons de rendre hommage à ces grandes artistes qui, selon lui, lui ont permet d'en devenir un à son tour. Louis Vuitton y gagne aussi une certaine caution intellectuelle et arty : il semblerait que l'art soit un nouvel angle d'attaque pour la mode car la maison Gucci a, de son côté, présenté son défilé Croisière au sein de la Galerie des Offices à Florence, au milieu des plus beaux tableaux du musée. 2. Kristen Stewart est le visage du nouveau parfum Chanel, baptisé Gabrielle. Ici, la rédaction nous démontre comment ces deux femmes ont des personnalités et des parcours similaires : leurs histoires d'amour tumultueuses, leur envie de vivre à l'abri des projecteurs malgré une certaine attirance pour la lumière...Cette fragrance, aux notes de jasmin, d'ylang-ylang, de fleur d'oranger et de tubéreuse de Grasse est emprisonnée dans un flacon de verre aux contours affutés qui a demandé 7 ans de travail et de conception. Un joli écrin pour ces deux "anges d'acier", que sont Gabrielle et Kristen :) 




Très bon lundi à toutes, des bisous ! 




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