Mon débrief du semi-marathon du Run in Lyon


Je suis semi-marathonnienne. Ca y est, j'ai couru mon Run in Lyon dimanche dernier et je suis très heureuse de vous dire qu'il s'est bien passé et que j'ai pu le terminer. 
Comme j'avais partagé avec vous ma préparation, je me suis dit qu'il fallait que je partage aussi mon compte-rendu et mon bilan de cette course : le semi-marathon du Run In Lyon :) 

Tout d'abord, comment s'est passée ma semaine pré-semi ? 
Comme recommandé, j'ai arrêté tout entrainement, afin de ménager mes forces pour le jour J. En revanche, j'ai fait beaucoup de yoga, afin de bien étirer mes muscles, les assouplir pour l'effort à fournir. Surtout que ma tendinite au muscle fessier m'a particulièrement fait souffrir mardi : pas de très bon augure pour la course à venir ! J'ai donc particulièrement étiré cette zone, ainsi que les hanches. 
Côté alimentation, j'ai mangé beaucoup de pâtes : au point de limite m'en dégoûter ! Et pourtant, j'adore ça ^^ Avec du tofu mariné, des oeufs, des légumes...j'ai essayé de varier au mieux les saveurs et les bienfaits. J'ai juste eu un écart le vendredi soir : j'ai mangé le délicieux burger veggie de Big Fernand (le steak est remplacé par un gros champignon) et des frites, qui m'ont bien fait plaisir :) La veille, j'ai également bu beaucoup d'eau. 
Et mentalement ? Et bien comme vous pouvez peut-être vous en douter, j'ai beaucoup stressé. Même si lors de mon dernier entraînement, j'avais pu courir 18 kilomètres sans souffrance ni ennui, je me suis beaucoup demandé dans les jours précédent le semi si je m'étais suffisamment entraînée et si je n'aurais pas dû, au moins une fois, réellement courir 21 kilomètres, pour savoir à quoi m'attendre et si j'étais VRAIMENT capable de le faire. Je me suis également posé plein de questions existentielles du type "comment je vais faire si j'ai envie de faire pipi sur le parcours ou pire, si j'ai mal au ventre ?", "est-ce que je dois prendre des mouchoirs ? Des pansements ?". Samedi dernier, jour de repos dans le confort de mon petit home sweet home et à l'ambiance pourtant cosy avec option "pluie qui tombe sur les Velux et Buffy à la télé", j'étais vraiment angoissée. Il était temps que le dimanche matin arrive !

Le jour J, au réveil, j'avais le sentiment d'être aussi nouée qu'une éponge qu'on essore en la tordant en deux. Tant et si bien que je n'ai quasiment rien avalé le matin de la course, hormis un petit porridge et une banane :s #Cacommencebien Quand mon chéri vient me chercher pour m'emmener place Bellecour, il a l'impression de m'emmener à l'échafaud 🙈
Mais je n'ai pas renoncé et je me suis placée, comme 32 999 autres coureurs, sur la ligne de départ 🙃🙂 


Comment s'est passée la course ? 
Et bien pour tout vous dire, je n'ai pas du tout vu le premier kilomètre passer ! Dés le départ, je me suis calée sur mon rythme habituel (5'50 minutes par kilomètre), même si je sens que je dois doubler pas mal de monde pour ne pas avoir à ralentir. Les 5 premiers kilomètres, que nous courons du côté droit de la Saône (côté Vieux Lyon) passent également très rapidement : je suis juste surprise de ne pas voir de toilettes au niveau du ravitaillement, devant lequel je passe sans m'arrêter. A ce moment-là, nous dépassons le tunnel de la Croix Rousse, direction le Pont Bocuse, pour 5 kilomètres supplémentaires sur les quais de Saône. 5 kilomètres là encore assez "faciles", durant lequel je maintiens mon rythme, tout en doublant pas mal de monde : même si je commence à avoir besoin de passer au pipi-room et que j'envie les hommes qui peuvent s'arrêter pour une pause technique sur le bord de la route...Avant d'atteindre le 10ème kilomètre, je suis surprise par une grande montée, qui n'est pas très forte mais assez longue : cela dit, je maintiens le cap et savoure la descente qui suit :) Nous traversons le pont et là, encore, je cherche les toilettes du regard : rien du tout ! Je m'arrête néanmoins  quelques secondes pour boire un peu de la grenadine que j'ai glissée dans ma gourde, afin de me booster pour la seconde moitié du parcours. 


Je n'aurais pas dû ! Je meurs de soif sur les 3 kilomètres suivants, que je subis un peu plus que le début de la course : je maintiens le rythme, mais ce côté de la Saône est un peu plus tristounet et nous n'avons pas de supporters pour nous encourager...Je conserve néanmoins le mental, j'en profite pour manger quelques Na! à la grenade en courant (en sachant que je ne mange d'habitude jamais en courant mais je commence à avoir faim ! #cestbienlemoment) et hop, nous arrivons déjà au 15ème kilomètre :) Au ravitaillement, je me rue sur l'eau "nature" pour me désaltérer et sur les toilettes, qui sont enfin là ^^ Pause technique très rapide, je m'élance sous le Tunnel de la Croix Rousse. 
Et là, je suis EUPHORIQUE 🤗 Nous sommes au 16ème kilomètre, je SAIS que je vais finir la course. En plus, j'ai une musique que j'adore à fond dans mes oreilles : cela dit, j'aurais aimé que Run in Lyon nous propose une super playlist très rythmée pour encore plus nous booster ; surtout que ce tunnel, long de 2 kilomètres, en démotive plus d'un, car on ne voit rien et il fait assez chaud à l'intérieur. Et hop, tunnel passé, il reste 3 kilomètres...et là, j'entre dans l'inconnu car je n'ai jamais couru davantage, en termes de distance. Je me demande alors : mon corps, mes jambes vont-elles tenir ? Et bien oui, je déroule jusqu'à l'arrivée, place Bellecour, n'en revenant pas de ce que je suis en train d'accomplir ! Même si les jambes commencent à tirer, je suis juste vraiment contente et un brin émue. 
Et VOILA : je finis ce semi-marathon en 2h05 🤗 Un temps qui me ravit car il correspond au temps que je voulais réaliser : objectif doublement atteint ! Je suis également heureuse car à aucun moment je n'ai subi ma course, je n'ai eu aucune douleur physique ni gros coup de mou mental, que je redoutais tant. Je récupère ma médaille, retrouve mon chéri venu m'encourager sur l'arrivée et hop, direction un bon resto, bien mérité :) 




Et après la course ? 
Je suis toujours aussi fière et contente :) Bien que le dimanche après-midi fut marqué par une fatigue extrême et surtout un mal de cuisses assez puissant, je finis cette journée sur un petit nuage. Et ça continue le lendemain, quand je montre fièrement ma médaille à mes collègues (que j'ai bassiné pendant 6 mois avec ce semi et qui m'ont vue partir m'entraîner par tous les temps après le boulot), même si la montée des escaliers (et surtout la descente) est une torture (coucou les courbatures) ! 

Est-ce que je referai un semi-marathon ? Oui, mais pas l'année prochaine :) Ce semi-marathon m'a demandé tellement d'investissement en termes de temps et d'énergie sur 6 mois que je ne me sens pas de rempiler l'année prochaine. Cela dit, je n'ai pas envie de perdre toute mon endurance durement acquise ! Je vais donc faire plusieurs courses en 2018 je pense, et notamment Courir pour Elles, qui se fait sur une distance de 15 kilomètres. Je vais également continuer à courir environ 15 kilomètres régulièrement pour pouvoir facilement me remettre à un semi-marathon sur 2019 :) 

Et le marathon, alors ? Euh...peut-être un jour mais je ne suis pas du tout prête, ni mentalement, ni physiquement et je n'en ai pas envie pour le moment. 

En tout cas, réaliser ce semi-marathon m'aura permis de me prouver que je suis capable de me dépasser et d'aller chercher les ressources que je ne soupçonnais pas avoir, autant mentalement que physiquement. Je pense que cette préparation et cette course ont été une rencontre avec moi-même et je suis fière du travail accompli :)

Bravo en tout cas à l'organisation du Run in Lyon, qui a su mettre en place 3 courses d'une main de maître ! J'aurais juste quelques bémols cependant : 
- Il faut vraiment installer plus de toilettes sur le parcours. Je pensais être une "vessie sur pattes" mais de nombreux coureurs ont eu le même souci que moi. Quand on court, la vessie et le système digestif sont mis à rude épreuve : il faut donc veiller à pouvoir faire une pause technique régulièrement.  Et courir 5, 10, 15 kilomètres avec la vessie pleine, c'est juste une torture. Surtout que les femmes se trouvent désavantagées par rapport aux hommes, qui peuvent s'arrêter plus facilement. 
- Il aurait fallu mieux informer les coureurs que les sacs à dos et camel-bags étaient interdits lors de la course, pour des raisons de sécurité. Personnellement, je ne l'ai su que quelques jours auparavant en consultant la page Facebook de la course et c'est moi qui l'ait appris à mon amie qui courrait aussi, le vendredi précédent la course. Du coup, beaucoup de coureurs les avaient sur le dos, faisant rager ceux, qui, comme moi, s'étaient pliés au règlement. 
- Je ne pense pas que ce soit la faute des organisateurs, mais on en parle de la dangerosité des zones de ravitaillement ? Entre l'eau qui ruisselle sur le sol et les bouteilles qui roulent lorsque les coureurs les jettent (alors qu'il y a des poubelles), il faut VRAIMENT faire attention à ne pas chuter. 
- Dernier petit point négatif, mais c'est de ma faute : je pense que je n'aurais pas dû me placer dans le dernier sas, car j'ai dû beaucoup slalomer pour doubler les coureurs devant moi et je pense que j'ai dû en gêner certains, du coup, en plus de perdre du temps et de l'énergie. J'aurais du me mettre en queue du sas précédent, afin d'avoir des coureurs plus rapides que moi devant moi. 

Mais voilà, hormis cela, j'ai passé une super course et je suis ravie d'avoir décidé de m'inscrire en début d'année, malgré le défi que cela représentait pour moi à l'époque :) 

Sur ce, je vous fais des bisous et je vous remercie d'avoir tout lu, déjà ^^ Mais aussi pour vos encouragements pendant ma préparation et tous vos gentils mots lorsque j'ai posté ma médaille sur les réseaux sociaux car ça m'a vraiment fait chaud au coeur. MERCI  ❤️


Crédit de toutes les photos de l'article : ASO/P.Charlier





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